LA
TRACE DE ROME DANS LE DÉSERT DE SYRIE ORGANISATION DU LIMES1
Après les savants travaux de M. René Cagnat sur la frontière romaine d'Afrique, de Chapot, Brünnow-Domaszewski et Sarre- Herzfeld sur la frontière d'Arabie et d'Asie, il semblait audacieux de prétendre aborder un sujet aussi important et encore aussi obscur que celui du limes romain dans le désert de Syrie, pour un aviateur qui avait conscience d'être, dans le domaine de l'histoire et de l'archéologie, un chercheur de la onzième heure.
Il n'a eu pour but qu'un pur essai de recherches en géographie historique et même un simple essai de la méthode aérienne.
Il fut encouragé dans son dessein par trois membres de l'Institut de France, MM. René Cagnat, René Dussaud et Franz Cumont, qui comprirent de suite, dans leur longue expérience des choses romaines, l'instrument nouveau de premier ordre que l'avion fournirait aux reconnaissances archéologiques. A l'Université Saint- Joseph de Beyrouth, il trouva dans le R. P. René Mouterde un guide et collaborateur, précieux par sa connaissance de l'Orient ancien et de l'épigraphie syrienne.
Le Haut Commissariat de France en Syrie et au Liban, l'Armée et l'Aviation françaises du Levant, le Service des Antiquités de Syrie fournirent à ces essais de méthode aérienne un concours incessant pendant les huit années où ils s'échelonnèrent (1925- 1932).
1 Conférence faite en italien à VIstituto di Studi Romani, à Rome, le 18 février 1937.



















