Les Alpes changent dramatiquement sous l’effet du dérèglement climatique. Recul des glaciers, formation de lacs, de poches d’eau ou écroulement de roches : les mythiques montagnes, les plus hautes d’Europe, subissent une série de périls en cascade, qui se sont accélérés depuis quelques années et qui vont encore se multiplier. L’effondrement d’une partie du glacier de la Marmolada, dans les Dolomites italiennes, dimanche 3 juillet, qui a fait au moins sept morts et huit blessés, a rappelé la fragilité des géants blancs ainsi que la vulnérabilité des activités de haute montagne.
« Partout dans les Alpes, les glaciers reculent, s’amincissent et voient leur vitesse d’écoulement augmenter sous l’effet du réchauffement climatique », confirme Christian Vincent, ingénieur de recherche (CNRS) à l’Institut des géosciences de l’environnement (IGE) de Grenoble. Et la canicule qui a fait suffoquer la France à la mi-juin, exceptionnellement précoce, risque de donner encore un coup d’accélérateur. « Elle va certainement entraîner des fontes très importantes des glaciers à la fin de l’été, d’autant qu’il y a eu assez peu de neige cet hiver », s’inquiète Ludovic Ravanel, géomorphologue (CNRS) à l’université Savoie-Mont-Blanc.
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