« Evviva l’Italia ! » Vive l’Italie ! Pour le deuxième été d’affilée, ce pays « de poètes et de navigateurs » – comme il est écrit au fronton du Colisée carré, dans le quartier romain de l’Exposition universelle de Rome (EUR), voulu par Mussolini – a secoué l’actu assoupie du mois d’août. En 2018, un pont autoroutier s’écroulait à Gênes ; en 2019, un gouvernement tombe à Rome. Les deux événements n’ont pas la même gravité ni les mêmes conséquences, mais ils disent que tout peut arriver, même parfois le pire, de l’autre côté des Alpes.
Matteo Salvini, vice-premier ministre, ministre de l’intérieur et artisan de cette crise politique majeure qui pourrait conduire à de nouvelles élections cet automne, a décidé de défier le premier ministre. Ainsi que son allié du Mouvement 5 étoiles (M5S) avec lequel son parti, la Ligue (extrême droite), constituait l’autre pilier de la coalition gouvernementale.
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