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L’Iran songe à taxer les utilisateurs des câbles télécoms sous-marins du détroit d’Ormuz

Après y avoir bloqué le trafic de navires, la République islamique envisage d’étendre son contrôle du goulet maritime en visant ces puissantes artères de fibre optique sous-marines qui y sont déployées. Or, elles sont vitales pour le bon fonctionnement d’Internet et de secteurs sensibles, comme l’énergie ou la banque.

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Publié le 22 mai 2026 à 06h30, modifié le 22 mai 2026 à 19h57

Temps de Lecture 4 min.

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Des navires dans le détroit d’Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam (Oman), le 17 mai 2026.

La menace, qui planait depuis le début de la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, au mois de février, se matérialise. Après avoir bloqué le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, Téhéran songe à y étendre son contrôle en visant les câbles télécoms sous-marins. Selon le site TeleGeography, qui fait référence dans le secteur, au moins sept artères de fibre optique, essentielles pour connecter les pays du golfe Arabo-Persique au reste du monde, traversent cet étroit couloir maritime. Or, les gardiens de la révolution évoquent désormais une taxation des utilisateurs de ces infrastructures.

Dans un message diffusé sur Telegram, l’armée idéologique de la République islamique a indiqué que le pays pourrait, au nom de sa « souveraineté absolue » sur ses eaux territoriales, les soumettre à « des permis, une surveillance et des péages », a rapporté l’AFP, le 18 mai. Plus direct, Ebrahim Zolfaghari, le porte-parole de l’armée iranienne, ne s’est pas encombré de conditionnel : celui-ci a promis, le 9 mai, sur X, que le gouvernement « imposera des taxes sur les câbles Internet ». En outre, le Parlement iranien a débattu au mois de mai, selon CNN, d’un projet de loi visant ces infrastructures. Différentes mesures pourraient cibler tant les géants de l’Internet que les opérateurs télécoms, qui possèdent et utilisent ces réseaux, a notamment évoqué, au mois de mai, l’agence iranienne Tasnim.

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