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Le deuxième parc, consacré au cinéma, attire deux fois moins de visiteurs que prévu

Le Monde

Publié le 17 novembre 2003 à 12h46, modifié le 17 novembre 2003 à 12h46

Temps de Lecture 3 min.

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Samedi 16 mars 2002. Michael Eisner, PDG de Walt Disney Company depuis dix-huit ans, a spécialement fait le voyage depuis les Etats-Unis. Pour l'occasion, il est même accompagné de Roy Disney, frère de Walt et vice-président du groupe. L'événement est d'importance : Euro Disney, dont le groupe américain possède moins de 40 % des parts, inaugure son deuxième parc de loisirs en France, Walt Disney Studios. Un parc entièrement dédié au cinéma et à l'image, dont les ambitions en termes de fréquentation sont à la hauteur de la dette qui pèse sur le Royaume magique.

Depuis cinq ans, la fréquentation du premier parc tourne, bon an mal an, autour de 12,5 millions de visiteurs. Avec l'ouverture de ce second parc, Euro Disney estime qu'au moins 4,5 millions de visiteurs supplémentaires viendront grossir les rangs des premiers. Le groupe parie aussi que la durée moyenne du séjour - moins de deux jours et demi - passera à trois jours et demi, et que, in fine, le chiffre d'affaires annuel va progresser de 15 % à 20 %.

Sur le papier, tout est réglé comme une partition de Fantasia. Dans les faits, c'est l'Atlantide. Vingt mois après, le second parc n'a pas tenu ses promesses. Euro Disney pensait qu'il y aurait complémentarité : en réalité, comme le redoutaient les organisations syndicales, les deux parcs se cannibalisent. Au détriment de Walt Disney Studios, qui, à prix égal (39 euros pour une entrée adulte), propose un nombre d'attractions quatre fois moins important que le Royaume magique (10 contre 43).

SONNETTE D'ALARME

Malgré un investissement de 610 millions d'euros dans ce qui devait être le relais de croissance du complexe de loisirs, seuls 7 000 à 8 000 visiteurs visitent quotidiennement la nouvelle attraction, contre 17 000 personnes initialement prévues. De plus, alors que les prévisions estimaient qu'il faudrait au moins une journée pour visiter le nouveau parc, il apparaît que tout peut être vu en une demi-journée. D'où des recettes moindres en consommation et achats sur place. La dépense moyenne, en 2002, n'était que de 44,4 euros par personne, entrée comprise.

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