Le 20 mars 2017, la Haute Cour de l’Uttarakhand accordait au Gange et à la Yamuna une "personnalité juridique". L’arrêt, présenté par le juge Rajiv Sharma – que notre photographe a pu rencontrer – devait offrir une meilleure protection à ces cours d’eau en permettant à tout un chacun de poursuivre les pollueurs (par exemple une entreprise y rejetant ses déchets toxiques) en justice pour crime. Cette décision suivait celle du parlement néo-zélandais, qui avait octroyé quelques jours auparavant le titre d’"entité vivante avec le statut de personne morale" à la rivière Whanganui. Las… Quatre mois plus tard, la Cour suprême indienne a cassé cet arrêt. Impossible, selon la plus haute autorité judiciaire du pays, de laisser des juges locaux décider du sort d’un fleuve traversant le pays entier. Selon Rakesh Jaiswal, de l’ONG Eco Friends India, "cela aurait signifié la fin de l’installation d’industries au bord du Gange… Tout simplement impossible".

Et si le voyage commençait ici ?
Profitez de -30% sur tous les abonnements avec le code PRISMADAYS
  • Tous nos articles en accès illimité
  • 15 ans d'archives numérisées du magazine GEO
  • Offre sans engagement