Au printemps, quand la guerre a fait irruption dans ce terrain de jeu pour ultrariches au Moyen-Orient, les dirigeants locaux, comme leurs semblables dans le golfe Arabo-Persique, ont voulu espérer que le conflit serait bref, qu’ils pourraient reprendre le cours de leur existence à l’automne et que cette période catastrophique de leur histoire ne serait plus qu’un souvenir.
Au lieu de cela, ils reconnaissent aujourd’hui que toute l’année est désormais perdue, alors que les affrontements entre les États-Unis et l’Iran entrent dans leur septième mois et que le tableau économique est de plus en plus morose dans la région.
Les événements les plus spectaculaires ont été annulés, les hôtels de luxe sont pour l’essentiel déserts et se séparent de leur personnel, tandis que les risques associés à la guerre dissuadent les voyageurs de se rendre dans le Golfe en avion. Le grand prix de Formule 1 de Bahreïn est toujours programmé pour le mois d’octobre, mais à des milliers de kilomètres de là, en Malaisie.
Des secteurs durablement affectés
L’Arabie saoudite, qui avait parié des milliards de dollars sur les jeux vidéo, a transféré la Coupe du monde de sports électroniques de Riyad à Paris, et la Formule 1 a annulé la course prévue en avril dans le royaume.
Le grand prix d’Abou Dhabi est tou
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C’est la bible des milieux d’affaires. Mais à manier avec précaution : d’un côté, des enquêtes et reportages de grande qualité, avec un souci de neutralité. De l’autre, des pages éditoriales très partisanes. Les chroniqueurs et le comité éditorial défendent, souvent avec virulence, les points de vue conservateurs, même si le titre a toujours maintenu une certaine distance vis-à-vis de Donald Trump.
Récompensé par une quarantaine de prix Pulitzer, The WSJ est surtout apprécié pour ses analyses des marchés financiers et son suivi des tendances du management et des affaires. Depuis son rachat, en juillet 2007, par le groupe News Corp. de Rupert Murdoch, le quotidien a toutefois évolué vers une formule plus généraliste afin de rivaliser avec The New York Times. Un luxueux supplément sur l’art de vivre, baptisé WSJ Magazine, a vu le jour en septembre 2008.
Installée dans le quartier financier de New York depuis sa création, en 1889, la rédaction a quitté Wall Street en 2008 pour s’établir un peu plus au nord, à Midtown, dans les locaux de News Corp. Elle comprend au total 1 800 journalistes répartis dans près de cinquante pays.
Avec 468 000 abonnés papier à la fin du premier semestre 2024, The Wall Street Journal a le plus grand tirage des quotidiens aux États-Unis. Et même s’il est derrière The New York Times en termes d’abonnés en ligne, il comptait tout de même, à cette date, près de 4,3 millions d’abonnés au total (papier et web).