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Olympiéion (Athènes)

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Olympiéion
L’Olympiéion.
Présentation
Type
Dédicataire
Styles
Créateur
Matériau
marbre pentélique (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Hauteur
17 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Site archéologique de Grèce (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Localisation
Coordonnées
Carte

L’Olympiéion (grec ancien : Ὀλυμπιεῖον), ou temple de Zeus olympien (grec ancien : Ναὸς τοῦ Ὀλυμπίου Διός), est un vaste temple d'ordre corinthien à Athènes, dont il reste aujourd’hui quinze colonnes. Sa construction débute au VIe siècle av. J.-C. et n'est achevée que sous le règne d'Hadrien.

Le temple d'Olympiéion est situé au sud de l'acropole d'Athènes, à environ 700 mètres du centre d'Athènes. Les fondations du premier temple remontent à -515, à l'époque de Pisistrate[1], mais le chantier est interrompu lorsque Hippias, fils de Pisistrate, est ostracisé, en -510.

Durant la démocratie athénienne, le temple reste inachevé. Dans sa Politique, Aristote le donne comme l'exemple de ce que les régimes tyranniques imposent inutilement à leurs populations[2]. Les travaux ne reprennent qu'au IIIe siècle av. J.-C. avec la souveraineté macédonienne, et continuent sous le roi Antiochus IV Épiphane qui charge l'architecte romain Decimus Cossutius (en) de concevoir le plus grand temple du monde[3]. Lorsque Antiochus meurt en -164, la construction du temple est à nouveau arrêtée.

En -86, Sylla, imposant à la Grèce la domination romaine, fait transporter au Capitole deux chapiteaux inachevés de l'Olympiéion[4],[3] qui auront une influence déterminante sur l'architecture romaine par l'adoption définitive de l'ordre corinthien dans toutes ses réalisations à venir.[réf. nécessaire]

Le temple n'est achevé que sous l'impulsion de l'empereur Hadrien, grand admirateur de la culture grecque, à une époque imprécisément datée entre 124[1] et 131.

À l'époque byzantine, des tremblements de terre ont raison de l'énorme bâtiment, dont les matériaux sont sans doute réutilisés dans d'autres constructions.

Description

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Le temple, construit en marbre pentélique, mesure 108 m de longueur et 41 m en façade. Il compte 104 colonnes corinthiennes[5], chacune haute de 17 m et de 2,6 m de diamètre, d'un poids de 364 tonnes. Parmi toutes ces colonnes, 48 précédent les entrées est et ouest sur trois rangs, et 56 s'étendent latéralement en une double rangée. Seules quinze de ces colonnes sont aujourd'hui debout. En 1852, une tempête jette une des colonnes à terre : elle y est encore[6],[7].

L'église de la Madeleine à Paris, bien qu'aux dimensions légèrement supérieures (ses colonnes font 20 m de haut), donne une idée assez proche de l'aspect de l'Olympiéion.

Olympiéion, entre 1855 et 1860[8].

Hadrien dédie le temple à Zeus[9], à qui il érige une immense statue chryséléphantine, dans la cella. Les frontons sont ornés de sculptures, et des bustes d'hommes célèbres viennent prendre place dans tout le temple. Hadrien lui-même est représenté, en reconnaissance de ses bienfaits[10]. Toutes ces sculptures disparaissent par la suite.


Archéologie

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Le temple est fouillé entre 1883 et 1886 par Francis Penrose, de l'École britannique d'archéologie d'Athènes, en 1922 par l'archéologue allemand Franz Gabriel Welter et dans les années 1960 par les archéologues grecs sous l'égide de Ioánnis Travlós (en)[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 (en) Ministère de la Culture, « Olympieion, Athens », sur www.arxaiologikoktimatologio.gov.gr (consulté le ).
  2. ↑ Aristote, Politique, Livre 5, chapitre 11, à voir dans Lerminier, « Politique, d’Aristote », période initiale, Bureau de la Revue des Deux Mondes,‎ , p. 385–409 (lire en ligne, consulté le ).
  3. 1 2 Carl Friedrich von Wiebeking, Architecture civile théorique et pratique, enrichie de l'histoire descriptive des édifices les plus remarquables, Lindauer, , 286 p. (lire en ligne), p. 54.
  4. ↑ Pline, Histoire naturelle, 36, 6, 45.
  5. ↑ (en) Jack Finegan, The Archeology of the New Testament: The Mediterranean World of the Early Christian Apostles, Londres, Routledge, , 282 p. (ISBN 978-1-317-60505-8, lire en ligne), p. 136.
  6. ↑ (en) Nicholas Ambraseys, Earthquakes in the Mediterranean and Middle East: A Multidisciplinary Study of Seismicity up to 1900, Cambridge University Press, , 968 p. (ISBN 978-1-316-34785-0, lire en ligne).
  7. ↑ (el) James Robertson, Fani Konstantinou et Fani-Maria Tsigakou, Φωτογραφίες του James Robertson: "Αθήνα και ελληνικές αρχαιότητες" 1853-1854, από το φωτογραφικό αρχείο του Μουσείου Μπενάκη, Athènes, Musée Benaki,‎ , 148 p. (ISBN 978-960-8452-57-2, lire en ligne), p. 49.
  8. ↑ « Oympieion », sur Numistral (consulté le )
  9. ↑ (en) https://www.britannica.com/place/temple-of-Olympian-Zeus-ancient-temple-Athens-Greece
  10. ↑ (en) K. W. Arafat, Pausanias' Greece: Ancient Artists and Roman Rulers, Cambridge University Press, , 264 p. (ISBN 978-0-521-60418-5, lire en ligne), p. 171.

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Articles connexes

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Liens externes

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