Aller au contenu

Marjoe Gortner

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Marjoe Gortner
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Candy Clark (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Films notables

Hugh Ross Marjoe Gortner, dit Marjoe Gortner[1], est un acteur né le à Long Beach (Californie) et mort le 2 octobre 2026[2]. Il était un évangéliste pentecôtiste, avant d'entamer sa carrière d'acteur.

À la fin des années 1940, âgé de quatre ans, il attire l'attention lorsqu'il était le plus jeune prédicateur ordonné qui soit connu. Dans les années 1970, il gagne ensuite en notoriété quand il est apparu dans Marjoe, un documentaire oscarisé sur le commerce lucratif de la prédication pentecôtiste.

Hugh Marjoe Ross Gortner naît le à Long Beach, en Californie, d'une famille suivant une longue tradition évangélique[3],[4]. Le prénom « Marjoe » est un mot-valise des prénoms bibliques « Mary » et « Joseph »[5],[6]. Son père, Vernon Robert Gortner, est ministre évangélique chrétien de troisième génération qui avait prêché aux réveils[5], et sa mère, Marge, une femme décrite comme « exubérante », est celle qui l’initie à la prédication, où il se distingue par ses succès dès son plus jeune âge[3]. Son père remarque son don pour le mimétisme ainsi que son absence de crainte envers les étrangers et en publique. Ses parents affirmaient que le garçon avait reçu une vision de Dieu pendant son bain, et c’est ainsi qu’il a commencé à prêcher. Marjoe a déclaré plus tard qu’il s’agissait d’une histoire inventée que ses parents l’avaient forcé à répéter. Il affirme qu’ils l’y avaient contraint en simulant des épisodes de noyade. Ils ne le battaient cependant pas car ils ne voulaient pas laisser de bleus qui pourraient être remarqués lors de ses nombreuses apparitions publiques[7].

Ses parents le forment à prononcer des sermons accompagnés de gestes théâtraux. Alors qu'il a 4 ans, ils prévoient de lui faire célébrer un mariage en présence de la presse, notamment des photographes de Life et Paramount News[5],[8]. Avant son adolescence, ses parents et lui ont voyagé à travers les États-Unis pour une organisation des réunions de réveil[9] et, en 1951, son jeune frère, Vernoe, a été incorporé dans l'acte[10]. Ses parents lui font également connaître plus que des passages du texte sacré. Ils lui apprennent plusieurs méthodes de collecte de fonds, y compris la vente d'articles « saints » aux réveils.

À 16 ans, selon ses dires, sa famille a amassé trois millions de dollars. Peu après son seizième anniversaire, son père s'éclipse avec cette somme[11].

Au cours des années qui suivent, il fait une pause dans la prédication. Il grandit, nourrissant du ressentiment envers ses parents et de la haine contre l'enfance qu'ils lui avaient imposée. À 20 ans, il envisage de poursuivre ses parents en justice, mais ne l'a jamais fait[réf. nécessaire].

Au reste de son adolescence, Marjoe Gortner devient un beatnik ambulant[12]. Au début de sa carrière, il lui manquait d'argent : il décide de reprendre et améliorer son spectacle de la prédiction grâce à ses vieilles connaissances, en imitant ceux des vedettes du rock contemporain, en particulier Mick Jagger de The Rolling Stones.

À la fin des années 1960, il traverse une crise d'alter ego. Il s'essaie alors au métier d'acteur ou chanteur. En 1972, Il apparaît dans son premier film documentaire Marjoe d'Howard Smith et Sarah Kernochan, traçant sa vie d'évangéliste. L'année suivante, ce film obtient le prix du meilleur film documentaire à la 45e cérémonie des Oscars[13].

En , il fait sa première prestation d'acteur dans le téléfilm L'Affaire Marcus-Nelson (The Marcus-Nelson Murders) de Joseph Sargent, pilote de la série Kojak, sur CBS, aux côtés de Telly Savalas, Ned Beatty et Roger Robinson[14].

En 1974, il endosse les costumes d'un gérant d'épicerie psychotique devenu garde national de Californie, aux côtés de Victoria Principal, dans Tremblement de terre (Earthquake) de Mark Robson[15].

Toujours en 1974, il obtient le rôle principal dans le western (The Gun and the Pulpit (en)) de Daniel Petrie. Il joue aux côtés de l'actrice Pamela Sue Martin. Il incarne Ernie Parsons, un "gunman" fugitif qui se fait passer pour un prêcheur qui défend la population d'une ville, où il s'est réfugié, contre un vil baron.

En 1976, il commence des films série B tels que Bobbie Jo and the Outlaw de Mark L. Lester, Soudain... les monstres (The Food of the Gods, 1976) de Bert I. Gordon et Starcrash : Le Choc des étoiles (Scontri stellari oltre la terza dimensione, 1978) de Luigi Cozzi.

Vie privée

[modifier | modifier le code]

En 1971, Marjoe Gortner se marie à Agnes Benjamin, qui a apparu dans son film documentaire Marjoe[16]. Entre 1978 et , il épouse l'actrice Candy Clark[17].

Filmographie partielle

[modifier | modifier le code]

Longs métrages

[modifier | modifier le code]

Télévision

[modifier | modifier le code]

Téléfilms

[modifier | modifier le code]

Séries télévisées

[modifier | modifier le code]
  • 1973 : Police Story : Stanley (saison 1, épisode 3 : Requiem for an Informer)
  • 1985 : Tonnerre mécanique (Street Hawke) : Joseph Cannon (saison 1, épisode 3 : The Adjustor)
  • 1985 : Supercopter (Airwolf) : Frère Jebediah (Johann Rector) (saison 2, épisode 19 : Dambreakers)

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ « Marjoe » est un mot-valise des noms bibliques de Marie et Joseph.
  2. ↑
  3. 1 2 (en) Travis Cooper, « Marjoe Gortner, Imposter Revivalist: Toward a Cognitive Theory of Religious Misbehavior », PentecoStudies,‎ .
  4. ↑ (en) Robert Meyer, « How Can They Condemn Me? », The Evening Citizen,‎ , p. 33 (lire en ligne, consulté le ).
  5. 1 2 3 (en) David W. Stowe, No Sympathy for the Devil : Christian Pop Music and the Transformation of American Evangelicalism, University of North Carolina Press, (ISBN 9780807834589, lire en ligne), p. 121–122.
  6. ↑ (en) Judith Crist, « Machine-made 'Man », New York Magazine,‎ (ISSN 0028-7369, lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ (en) Jason Schafer, « 'A lot of people do bad things': The bizarre tale of child evangelist turned conman, Marjoe Gortner », sur Dangerous Minds, (consulté le ).
  8. ↑ (en) « Marjoe the Minister », Life, vol. 26, no 3,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. ↑ (en) « Marjoe Continues by Popular Demand (advertisement) », The Tuscaloosa News,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  10. ↑ (en) « World's Youngest Evangelists (advertisement) », The Tuscaloosa News,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ (en) Karen Stollznow, « Kids of the Cloth: Childhood Preacher », Skeptic Magazine, vol. 18, no 3,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. ↑ (en) Robert Ebert, « Interview with Marjoe Gortner », sur rogerebert.com, (consulté le ).
  13. ↑ (en) « THE 45th Academy Awards | 1973 », sur oscars.org (consulté le ).
  14. ↑ (en) « Marjoe Gortner – About this person », sur The New York Times, (version du sur archive.org).
  15. ↑ (en) David Mansour, From Abba to Zoom : A Pop Culture Encyclopedia of the Late 20th Century, Andrews McMeel, (ISBN 978-0-7407-9307-3, lire en ligne), p. 137.
  16. ↑ (en) Yvonne Sewall-Ruskin, High on Rebellion : Inside the Underground at Max's Kansas City.
  17. ↑ (en) State of California. California Divorce Index, 1966–1984, Microfiche. Center for Health Statistics, California Department of Health Services, p. 8613.

Liens externes

[modifier | modifier le code]