Famille de Cordoue
La famille de Cordoüe ou Cordoue, anciennement de Cordes, est une famille subsistante de la noblesse française, implantée en Provence et originaire d'Espagne.
Histoire
modifierLa famille de Cordoüe ou de Cordoue appartient à la noblesse de Provence[1],[2]. Elle a pour nom primitif de Cordes abandonné de façon définitive pour celui de Cordoue, au cours du XVIIIe siècle[1].
Selon Chaix d'Est-Ange (1912)« Le jugement de maintenue de noblesse rendu en sa faveur en 1668 et les preuves de noblesse faites en 1756 par un de ses membres pour être admis à l'École militaire »[3], le [2]. Le Nouveau d'Hozier indiquait une filiation remontant « à noble Antoine de Cordes, écuyer, […], et le fils, noble homme Antoine de Cordes (de Cordubas) », au milieu du XVIe siècle[3]. Clément (2024) fait remonter cette filiation à Pierre de Cordoue, marchand espagnol, en 1504[2]. Cette mention correspond au contrat de mariage du fils en 1553[3],[2].
Depuis 1857, le chef de la seconde branche, installée en Normandie, est connu sous le titre de marquis[4].
La marquise de Florans, née de Cordoüe, décédée en 1937, est la dernière Cordoüe habitant Aurons. Le château a quant à lui été légué à l'archidiocèse d'Aix en Provence mais fut incendié par les Allemands en 1944.
Outre le château d'Aurons légué en 1937 à l’archevêque d'Aix-en-Provence, la famille avait donné les bâtiments du Monastère de Saint Pierre des Canons (acheté en 1802) à une congrégation religieuse qui en fut expulsée par l'État Français en 1905. La famille racheta les bâtiments en 1921 pour les donner à une seconde congrégation.
La famille est subsistante[2]. La famille de Cordoüe est ainsi adhérente à l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF), depuis 1951[2],[5]. La famille de Cordoüe-Hecquard, par adoption de 1934, est également membre depuis cette même année[2],[5].
Armes et devise
modifierLes armes de la famille se blasonnent ainsi d'azur à l'ours d’argent, debout, tenant dans ses pattes un monde croiseté d'or.[1]
Couronne de Marquis[1]. Support une aigle de gueules à deux têtes[1]
Devise : Ferme dans l'adversité[1]
Personnalité
modifier- Louis André Jean-Raphael de Cordoue, pair de France, officier de la Légion d'Honneur.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Chaix d'Est-Ange 1912, p. 383.
- 1 2 3 4 5 6 7 Clément 2024, p. 353.
- 1 2 3 Chaix d'Est-Ange 1912, p. 384.
- ↑ Chaix d'Est-Ange 1912, p. 386.
- 1 2 Page « La table des familles - C », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (lire en ligne).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. XI, CIB-COR, Evreux, imprimerie Charles Herisseys, (lire en ligne), p. 383-387, « Cordoue (de), anciennement Cordes (de) ».
- Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand armorial de France. t.3 « de Coëtlogon-de Fieubert » (sept volumes), Société du Grand armorial de France, 1934-1952 (lire en ligne [PDF]), p. 48, no 11159.
- « Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume. T. 2 », sur Gallica, 1872-1878 (consulté le ).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Arnaud Clément, « La noblesse française », sur Academia.edu, .