Jules Cambon
| Président Cercle de l'Union interalliée | |
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| Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères | |
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| Ambassadeur de France en Allemagne | |
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| Ambassadeur de France en Espagne | |
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| Ambassadeur de France aux États-Unis | |
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| Gouverneur d'Algérie | |
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| Préfet du Rhône | |
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| Préfet du Nord | |
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| Secrétaire général de la préfecture de la Seine (d) | |
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| Préfet de Constantine | |
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Geneviève Tabouis (nièce par alliance) Robert Tabouis (neveu) |
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Jules Cambon, né le à Paris et mort le à Vevey en Suisse, est un diplomate et administrateur français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et études
[modifier | modifier le code]Jules Cambon suit des études de droit[1].
Il est le frère cadet de Paul Cambon, lui-même diplomate et administrateur.
Parcours professionnel
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Après avoir entamé une carrière d'avocat en 1866, il entre dans l'administration en 1871 et occupe plusieurs postes en Algérie. Il devient préfet du département du Nord en 1882, puis du département du Rhône en 1887. En 1891, il est nommé gouverneur général de l'Algérie.
En 1897, il est nommé ambassadeur de France à Washington. Il participe activement aux négociations de paix entre l'Espagne et les États-Unis et à l'élaboration du traité de Paris de 1898. Il est ensuite ambassadeur à Madrid en 1902, puis à Berlin en 1907, où il fréquente le salon politique de la princesse Radziwill, née Castellane. Le , il reçoit la déclaration de guerre, se fait injurier par la foule devant son ambassade et a du mal à quitter le territoire allemand[2].
À partir de 1914, il est secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Grand-croix de la Légion d'honneur, il est élu membre de l'Académie française en 1918.
Le , Jules Cambon, alors secrétaire général du Quai d'Orsay, signe une lettre adressée à Nahum Sokolow, un dirigeant du mouvement sioniste qui soutenait publiquement l’établissement d’un foyer national juif en Palestine. Cette lettre précède de cinq mois la déclaration devant le Parlement de Lord Arthur Balfour, secrétaire d'état britannique aux affaires étrangères.
Lors de la conférence de la paix de Paris en 1919, il est président de la « commission des affaires grecques » où il gère les différends entre la Grèce d'Elefthérios Venizélos et l'Italie, principalement à propos de l'Épire du Nord. En 1920, il devient président de la Compagnie Radio-France, entreprise qui s'apprête à jouer un rôle international et de la Compagnie Standard franco-américaine, fondée par la Banque de Paris et des Pays-Bas et la firme américaine Standard Oil of New Jersey (future ExxonMobil)[3],[4], puis, en 1930, de la Banque de Paris et des Pays-Bas.
En 1926, il écrit à propos de l'exercice de la diplomatie : « Diplomatie nouvelle, vieille diplomatie, ce sont des mots qui ne répondent à rien de réel. Ce qui tend à se modifier c'est l'extérieur ou, si l'on veut, la parure de la diplomatie. Le fond restera le même parce que la nature humaine ne change pas[5] ».
Dans les années 1930, Jules Cambon est membre du conseil d'administration de l'École libre des sciences politiques[6].
Principales publications
[modifier | modifier le code]- Exposé de la situation générale de l'Algérie (2 volumes, 1895-1897)
- Le Gouvernement général de l'Algérie (1891-1897) (1918)
- Le Diplomate (1926) Texte en ligne
Distinctions
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Grand-croix de la Légion d'honneur Grand Officier du , il est fait grand-croix le [7]
Grand-croix avec collier de l'ordre de Charles III d'Espagne en 1913.- Doctorat honoris causa de l'université de Chicago, le [8].
- Army Distinguished Service Medal[9].
Collier de l'ordre du Lion blanc ([10])
Notes et références
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(en) « Jules Cambon », dans Encyclopædia Britannica [détail de l’édition], (lire sur Wikisource).
- ↑ « Jules CAMBON | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
- ↑ Yves Papin, Précis Chronologique de l'Histoire de France, Paris, Albin Michel, , 281 p., P. 181
- ↑ Les Assemblées générales, .
- ↑ L'Auto, .
- ↑ Gérard Araud, Histoires diplomatiques: leçons d'hier pour le monde d'aujourd'hui, le Livre de poche, coll. « Le livre de poche », (ISBN 978-2-253-94131-6).
- ↑ Gérard Vincent et Anne-Marie Dethomas, Sciences po: Histoire d'une réussite, Plon (réédition numérique FeniXX), (ISBN 978-2-259-26077-0, lire en ligne).
- ↑ « CAMBON, Jules Martin », sur Archives nationales (consulté le ).
- ↑ (en) « Past Honorary Degree Recipients », sur Université de Chicago (consulté le ).
- ↑ Home of heroes en anglais.
- ↑ Československý řád Bílého lva 1923–1990 (ordre du Lion blanc tchécoslovaque), p. 26.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Archives conservées par : archives départementales des Yvelines (166J, Ms 8829, 1, -, s005afd5ff308bf2 chercher le nom CAMBON Jules)
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Naissance à Paris au XIXe siècle
- Naissance dans l'ancien 11e arrondissement de Paris
- Banquier français du XIXe siècle
- Banquier français du XXe siècle
- Diplomate français du XIXe siècle
- Diplomate français du XXe siècle
- Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères
- Ambassadeur de France en Allemagne
- Ambassadeur de France aux États-Unis
- Ambassadeur de France en Espagne
- Préfet de Constantine
- Préfet du Nord
- Préfet du Rhône
- Gouverneur de l'Algérie
- Personnalité de la guerre hispano-américaine
- Membre de l'Académie française
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Docteur honoris causa de l'université de Chicago
- Grand-croix avec collier de l'ordre de Charles III d'Espagne
- Collier de l'ordre du Lion blanc
- École libre des sciences politiques
- Personnalité liée à BNP Paribas
- Naissance en avril 1845
- Décès en septembre 1935
- Décès à Vevey
- Décès à 90 ans
- Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse (division 12)