Aller au contenu

Josefina Molina

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Josefina Molina
Josefina Molina en 2012.
Fonction
Académicien de l'Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand (d)
à partir du
José Luis García Berlanga (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
MadridVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Josefina Molina ReigVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Idéologie
Membre de
Académie des Arts scéniques d'Espagne (d)
Asociación de mujeres cineastas y de medios audiovisuales (d)
Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand
Academia de Cine de Andalucía (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales

Josefina Molina Reig, née le à Cordoue (Andalousie) et morte le à Madrid[1], est une réalisatrice et scénariste de cinéma et de télévision, directrice de théâtre[2] et romancière espagnole[3].

Josefina Molina naît le 14 novembre 1936 à Cordoue pendant la Guerre d'Espagne. Elle étudie les sciences politiques et fonde en 1992 la troupe de théâtre Teatro de Ensayo Medea dans sa ville natale. Pionnière du cinéma espagnol[4], elle devient en 1969 la première femme à obtenir un diplôme de réalisation/production à l'Escuela Oficial de Cine[5]. Elle se lancera ensuite dans drames pour la télévision espagnole.

Elle est notamment chargée d'une adaptation de La Métamorphose de Kafka, qu'elle décrit ainsi : « C'était une corvée que personne ne voulait faire, mais j'y ai mis tout mon cœur et les gens ont fini par dire : 'la pauvre fille a travaillé si dur qu'il faut en faire quelque chose.' Vous ne pouvez pas imaginer à quel point ce genre de paternalisme est insupportable. » Molina adaptera également Josep Maria Benet, Agustín Moreto ou encore AR Gurney.

Pour la télévision toujours, Teresa de Jesús (1984) relate la vie de sainte Thérèse de Jésus, interprétée par Concha Velasco, et Entre Naranjos adapte le roman homonyme écrit par Blasco Ibañez (1998).

Elle met parallèlement en scène des pièces de théâtre, rencontrant un grand succès avec Cinco Horas con Mario, un monologue d'après le roman éponyme de Miguel Delibes et joué pendant des décennies. Il est interprété à différentes époques par Lola Herrera et Natalia Millan. En 1990, elle dirige Los últimos Días de Emmanuel Kant d' Alfonso Sastre .

Son premier long métrage de cinéma, Vera, un cuento cruel (1973) appartient au genre fantastique. En 1981, avec Función de noche, elle raconte l'histoire d'un couple marié et séparé, où Lola Herrera et Daniel Dicenta interprètent leurs propres rôle.

En 1989 sort le drame historique Le Marquis d'Esquilache. Basé sur Un soñador para un pueblo d' Antonio Buero Vallejo, son casting comprend Fernando Fernán Gómez, Adolfo Marsillach ou encore Concha Velasco. Lo más natural (1990), avec Charo López et Miguel Bosé, et La Lola se va a los puertos (1993), avec la chanteuse Rocío Jurado, sont ses dernières œuvres cinématographiques.

Elle est connue pour son engagement féministe[6], notamment dans le monde du cinéma[7]. En 2006, elle fonde CIMA, une association de réalisatrices et de femmes travaillant dans les médias, avec d'autres réalisatrices comme Inés París (es), Chus Gutiérrez, Icíar Bollaín et Isabel Coixet, Josefina étant présidente honoraire de l'association.

En 2011, l' Académie espagnole des arts et des sciences du cinéma lui décerne le prix Goya d'honneur. En 2012, elle est nommée citoyenne d'honneur d'Andalousie.

Lorsqu'elle décide de ne plus faire de films, Josefina Molina se lance dans l'écriture avec pour premier roman Cuestión de azar, suivi d' En el umbral de la hoguera, de nouveau sur Thérèse de Jésus. Elle publie également une autobiographie, Sentada en un rincón.

Molina a également écrit la préface d' Ana Mariscal, una Cineasta Pionera (consacré à la cinéaste Ana Mariscal, écrit par Victoria Fonseca.

Filmographie

[modifier | modifier le code]

Réalisatrice

[modifier | modifier le code]

Télévision

[modifier | modifier le code]
  • 1968 : Pequeño estudio (série télévisée)
  • 1971 : Teatro de siempre (série télévisée) (1 épisode)
  • 1971 : Hora once (série télévisée) (4 épisodes) : El cochero, La prudente venganza, Eleonora y La Marquesa de O
  • 1974 : Cuentos y leyendas (série télévisée) (1 épisode): La promesa
  • 1974 : Los pintores del Prado (série télévisée) (1 épisode) : Durero: La búsqueda de la identidad
  • 1974 : Un globo, dos globos, tres globos (TV) (1 épisode)
  • 1974-1978 : Novela (série télévisée) (6 épisodes)
  • 1975 : Hedda Gabler, pour Estudio 1 (TV)
  • 1975 : Escritores de hoy (série télévisée) (1 épisode) : La asegurada
  • 1976 : Los libros (série télévisée) (1 épisode)
  • 1976 : Anna Christie, pour Estudio 1
  • 1979 : Escrito en América (série télévisée)
  • 1984 : Paisaje con figuras (série télévisée) (1 épisode)
  • 1984 : Teresa de Jesús (série télévisée) (8 épisodes)
  • 1984 : El castillo interior (série télévisée) (8 épisodes)
  • 1986 : La voz humana (série télévisée) (1 épisode)
  • 1995 : Función de noche (série télévisée) (1 épisode)
  • 1995 : Las trampas del azar (deux épisodes d'une chronique)
  • 1998 : Entre naranjos (minisérie télévisée) (3 épisodes)

Distinctions principales

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ (es) « Fallece Josefina Molina, revolucionaria directora de cine », sur Academia de cine (consulté le )
  2. ↑ (es) « Josefina Molina - Departamento de Bibliotecas y Documentación del Instituto Cervantes », sur www.cervantes.es (consulté le )
  3. ↑ (es) « Josefina Molina, celle qui a ouvert la voie | Femmes éternelles 6 », sur Espagne Fascinante
  4. ↑ « Josefina Molina », sur Cinespagne.com
  5. ↑ Victoria Aranda Arribas, « La prudente venganza de Lope de Vega (1624) y Josefina Molina (1971): un musical de novella », Bulletin Hispanique, nos 123-1,‎ , p. 293-334 (lire en ligne)
  6. ↑ (es) H. A, « Muere la histórica directora de cine Josefina Molina: "Un ejemplo de feminismo y de lucha contra la opresión" », sur heraldo.es, (consulté le )
  7. ↑ (es) Gregorio Belinchón, « Josefina Molina, cuarenta años de brega feminista en el cine », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

[modifier | modifier le code]