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Hoverboard

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Dumitru Popescu contrôlant un ArcaBoard, un prototype d’hoverboard présenté en 2015.

L'hoverboard (également écrit hover board est, initialement, un objet fictif qui est une variante futuriste de skateboard dépourvue de roues, permettant de se déplacer en planant de quelques centimètres au-dessus du sol par lévitation ou sustentation électromagnétique. D'abord imaginé en 1967 par l'écrivain M. K. Joseph dans son roman de science-fiction A Hole in the Zero, cet objet est popularisé en 1989 par le film Retour vers le futur 2.

Dans la vie réelle et à la suite du film, plusieurs sociétés ont mené des recherches et conçu divers prototypes se rapprochant du concept initial.

Puis des modèles de gyropodes sans guidon et avec roues, les gyroskates, ont été conçus par de nombreuses sociétés commerciales et désignés sous le nom générique d'hoverboard.

Fiction

Un hoverboard du film Retour vers le futur 2.

Le mot hoverboard apparaît pour la première fois dans le roman de science-fiction A Hole in the Zero du romancier néo-zélandais M. K. Joseph, publié en 1967, où un dessin représente l'objet[1]. Un tel objet apparaît plus tard dans un jeu vidéo d'arcade de shoot 'em up, SWAT, en 1984.

L'objet est ensuite créé matériellement pour le film Retour vers le futur 2 et sa suite de Robert Zemeckis, où il est un produit fictif de la marque Mattel. La lévitation de l'hoverboard, qu'utilise Marty McFly (joué par Michael J. Fox), est simulée pour le tournage grâce à un système de câbles et autres techniques mécaniques. Dans les films, il est expliqué qu'il ne fonctionne pas sur l'eau, et cette propriété est reprise dans l'hoverboard employé dans le jeu vidéo Unreal Tournament 3 (2007).

Le film Retour vers le futur 2 met également en scène une variante de l'hoverboard appelée « Pit Bull ». Utilisée par Griff Tannen (interprété par Thomas F. Wilson), cette version est équipée de petits propulseurs qui rendent la planche autonome.

Application réelle

En , lors de la fête de la science, une équipe de chercheurs français de l'université Paris-Diderot (laboratoire MPQ-CNRS) présente un hoverboard nommé Magsurf. Le skate, contenant les éléments supraconducteurs (YBCO) refroidis à l'azote liquide, lévite sur 5 m de rail d'aimants (NdFeB) très puissants. La technologie de lévitation supraconductrice avec l'ancrage des vortex a été utilisée[pas clair]. Cet hoverboard, construit dans un but pédagogique, montre un effet visuel et ludique de la physique quantique : la supraconductivité.

Le , la société japonaise Lexus publie une courte vidéo montrant un prototype d'hoverboard en position statique[2] et une présentation est annoncée à Barcelone dans les semaines suivantes[2]. Il s'agit cependant d'une technologie utilisant la supraconductivité et qui ne peut donc fonctionner que sur une zone aménagée à cet effet[3]. Une nouvelle vidéo est publiée le [4].

La même année, le , la société Arca Space Corporation annonce la commercialisation du tout premier hoverboard fonctionnel. Appelé ArcaBoard, il est composé de 36 ventilateurs et peut transporter jusqu'à 110 kg pendant une durée de 6 min[5].

L'hoverboard Ripulse de Damien Dolata.

Le , le Français Damien Dolata présente sur YouTube sa première version d'un hoverboard fonctionnel appelé Ripulse[6]. Pour l'instant, cet hoverboard est capable de faire léviter une personne pesant jusqu'à environ 30 kg au-dessus du sol. Il est composé de 4 répulseurs magnéto-rotatifs qui créent un courant de Foucault dans un sol conducteur[7],[8],[9]

Usage commercial du terme

Gyropode sans guidon.

L'utilisation de l'appellation « hoverboard » est de plus en plus courante[Quand ?] pour la désignation des gyropodes sans guidon et sans selle et qui sont donc à distinguer des gyropodes sans guidon (en anglais self-balancing scooter). Le mot hoverboard est majoritairement utilisé par les marques dans la grande distribution européenne afin de faciliter la prononciation.[réf. nécessaire]

Les origines de la soudaine popularité de l'hoverboard sont floues : elles font d'ailleurs l'objet de plusieurs procès entre différentes entreprises pour atteinte à la propriété intellectuelle. Un entrepreneur chinois, Shane Chen, affirme être le premier à avoir inventé cette planche motorisée, qu'il a baptisée l'hovertrax[10].

Avec un temps de retard à son lancement, l'engouement touche aussi la France[11].

Face à la forte médiatisation des incendies liés aux batteries de ces appareils, une vague de contrôles et de rappels a lieu dès 2016 et se poursuit encore en 2019[12].

Notes et références

  1. ↑ (en) Ammon Shea, « Hoverboard », Merriam-Webster (consulté le ).
  2. 1 2 « Le skateboard volant de Retour vers le futur vous en rêviez ? Lexus l'a fait », sur La Tribune, (consulté le )
  3. ↑ Emmanuel Perrin, « Lexus : enfin un hoverboard comme dans Retour vers le futur ? Pas vraiment », sur maxisciences.com, Gentside, (consulté le )
  4. ↑ Soufyane Benhammouda, « Ross McGouran rencontre le Lexus Hoverboard », sur larevueautomobile.com, (consulté le )
  5. ↑ (en) « This hoverboard costs $20,000 and can fly for six minutes », sur theverge.com, (consulté le ).
  6. ↑ « La Ripulse : un inventeur français met au point un véritable Hoverboard à répulsion magnétique », sur kulturegeek.fr, (consulté le ).
  7. ↑ « "Un rêve de gosse": à Carry-le-Rouet, Damien a créé son propre hoverboard », sur BFMTV (consulté le )
  8. ↑ « Un skate volant ! Sur France 3 .. » (consulté le )
  9. ↑ « Carry-le-Rouet : un fan de "Retour vers le futur" construit son skate volant », sur LaProvence.com, (consulté le )
  10. ↑ « D'objet cool à danger public, l'histoire folle du hoverboard », sur FIGARO, (consulté le )
  11. ↑ « D'objet cool à danger public, l'histoire folle du hoverboard », sur FIGARO, (consulté le )
  12. ↑ Fabienne Loiseau, « Hoverboard : un engin qui peut s’avérer explosif », sur 60millions-mag.com, (consulté le ).

Articles connexes

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