Aller au contenu

Franc-maçonnerie au Québec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La franc-maçonnerie au Québec est représentée par les divers courants traditionnels représentés au sein de loges masculines, féminines ou mixtes. Son implantation date du milieu du XVIIIe siècle, elle s'inscrit dans l'histoire de la franc-maçonnerie au Canada.

Tenue maconnique au Mont Owl Head, illustration décorant le hall d'entrée de la Grande Loge du Québec.

Dès , quatre loges militaires se réunissent à Québec dans le but de créer une grande loge provinciale[1],[2].

L’arrivée des loyalistes américains dans la colonie britannique du Bas-Canada renforce un mouvement déjà engagé de dominance anglo-saxonne au sein de la franc-maçonnerie québécoise. Il suit une succession de périodes de prospérité et de croissance (comme dans les années 1820 à Montréal) et de turbulences où le mouvement est en recul[2].

Une tradition naît dans les Cantons de l’Est (toujours pratiquée en 2018) où une loge adopte le mont Owl’s Head comme lieu de rencontre où sont pratiquées des initiations en plein air[3].

La Grande Loge du Québec est fondée le [4]. Les registres permettent alors de suivre précisément l’évolution des loges et de leurs effectifs. Le Québec comporte alors 54 loges et 1 861 membres, avec une forte présence à Montréal et dans les Cantons de l’Est[réf. nécessaire].

En même temps, en 1870, la franc-maçonnerie francophone renaît à Montréal avec la fondation des loges « Les Cœurs unis » (instituée en 1870[4]) « Papineau », « Frères du Canada » (en 1785[4]).

L'effectif de la Grande Loge du Québec suit une croissance tout d’abord modeste jusqu’en 1900 (un peu moins de 4 000 membres), puis prononcée jusqu’en 1930 où il culmine à 16 000 membres[réf. nécessaire]. Après un léger repli jusqu’en 1945 (14 000 membres), l’effectif croit à 18 000 membres en 1960 pour ensuite décliner de manière constante et atteindre 4 441 en 2008[2].

Les années 1980 voient la naissance de différentes obédiences libérales, se différenciant en mettant en avant une posture laïque, mixte ou en pratiquant des rites peu ou pas connus avant au Québec[C'est-à-dire ?][5].

À Montréal, se crée en 1988 la loge maçonnique (« Mokidjiwan », appartenant à la Grande Loge féminine de France[6]. L'installation d'autres obédiences françaises (comme la loge « Port-Royal d'Acadie », appartenant à dans la Grande Loge de France), l'implantation d'une fédération canadienne de l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain », ou encore la création d'obédiences libérales d'origine québécoise comme la Grande Loge mixte du Québec, fondée en 1979[7].

Masonic Memorial Temple

[modifier | modifier le code]
Temple maçonnique de Montréal (Masonic Memorial Temple)

Il existe une multitude de temples maçonniques au Québec, le plus important en taille et nombre de loges est le Masonic Memorial Temple, construit en 1928 et 1929, siège de la Grande Loge du Québec. Il est situé à l’angle des rues Sherbrooke Ouest et Saint-Marc à Montréal[2].

En 1894, l'effectif de la franc-maçonnerie québécoise se situent au-delà de 3 000 membres dont 1 200 à Montréal. Un premier temple construit rue Dorchester est inauguré en 1885[2].

L'effectif ne cesse de croître pour atteindre 10 000 en 1920 et les instances de la Grande Loge du Québec décident du projet d'un nouveau temple en 1922. Le financement débuté en 1923 avec l'objectif de collecter 500 000 $ est rapidement atteint et dépassé[2]. Les travaux débutent en 1928 sous le contrôle de l’architecte John Smith Archibald. Le bâtiment, terminé en 1929, remporte le prix de l'Institut d'architecture du Canada.

Le hall commémoratif est aménagé en 1950 et 1951 après une croissance des effectifs à la suite de la seconde guerre mondiale[2].

Quelques francs-maçons québécois de renom

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ Jean-Paul de Lagrave, « Les débuts de la Maçonnerie au Québec », bulletin,‎ , p. 195-204 (ISSN 0824-3298, lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Gilles Lauzon, « L’édifice Masonic Memorial Temple Histoire et architecture maçonniques »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), bulletin, (ISBN 9782550645610)
  3. ↑ « Mont Owl’s Head: nid d’aigle pour réunion secrète », sur ledevoir.com, Le Devoir, .
  4. 1 2 3 « Historique de la Grande Loge du Québec - La Grande Loge du Québec », sur glquebec.org (consulté le ).
  5. ↑ « Franc-maçonnerie au Quebec »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur www.webzinemaker.com (consulté le ) Archivé sur Archive Is .
  6. ↑ Beauchamp, Janie., Spiritualite Au Feminin : Les cas de L'Ordre de la Mère du Monde, la Loge Mokidjiwan de Grande loge féminine de France à Montréal, L'autre Parole, Editions Universitaires Europeennes, (ISBN 978-613-1-51376-3 et 613-1-51376-7, OCLC 957076031, lire en ligne)
  7. ↑ « Grande Loge Mixte Du Québec - Historique GLMDQ », sur Grande Loge Mixte Du Québec (consulté le ).
  8. ↑ (fr) « Biographie », sur ftq.qc.ca (consulté le ).
  9. ↑ (fr) « biographie », sur /http://www.er.uqam.ca (consulté le ).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]