Changement climatique en Afrique du Sud

changement climatique par pays ou territoire

Le changement climatique en Afrique du Sud est l’ensemble des phénomènes climatiques observés en Afrique du Sud attribués ou en lien avec l'augmentation rapide de la température moyenne de la surface terrestre et de leurs impacts sur le territoire national et ses habitants. Cet article traite des indicateurs caractérisant ce changement et des dynamiques scientifiques, politiques, économiques et sociales liées à l’évolution du climat en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud figure parmi les principaux émetteurs de gaz à effet de serre du continent africain, en raison de son recours historique au charbon pour la production d’électricité et de l’importance du secteur des transports. Bien que ses émissions demeurent relativement modestes à l’échelle mondiale, elles sont élevées par habitant, ce qui place le pays dans une position à la fois contributrice aux émissions régionales et particulièrement exposée aux effets du changement climatique.

Les impacts du changement climatique sont déjà observables sur l’ensemble du territoire. L’augmentation des températures et la variabilité accrue des précipitations favorisent les sécheresses, les vagues de chaleur, les inondations et les incendies, exerçant une pression croissante sur les ressources en eau, les écosystèmes et les activités humaines. Ces évolutions affectent notamment l’agriculture, la sécurité alimentaire, les infrastructures, le tourisme et la santé publique, avec des effets différenciés selon les régions et les populations.

Face à ces enjeux, l’Afrique du Sud a mis en place des politiques d’atténuation et d’adaptation visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en visant notamment la neutralité carbone à l'horizon 2050 et à renforcer sa résilience face aux impacts climatiques. Les mesures d’atténuation comprennent la fermeture d'un certain nombre de centrales à charbon, le développement des énergies renouvelables et la production de véhicules électriques. Les stratégies d’adaptation portent sur la gestion des ressources en eau, l’adaptation des systèmes agricoles, la prévention des risques climatiques et le renforcement des capacités institutionnelles. Ces actions s’inscrivent dans le cadre des engagements internationaux du pays en matière de lutte contre le changement climatique. Mais des observateurs extérieurs, comme Climate Action Tracker, constatent en 2025 un retard dans la mise en oeuvre des mesures envisagées.

Caractéristiques climatiques du pays

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L'Afrique du Sud présente une grande diversité climatique, allant du climat méditerranéen au sud-ouest à des régions subtropicales, semi-désertiques et tempérées selon l'altitude et la proximité des côtes.

Zonage climatique actuel

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Classification climatique des régions de l'Afrique du Sud durant la Köppen climate classification entre 1980-2016.

Sur le plateau intérieur, bordé par le grand escarpement qui s'étend vers le nord jusqu'à environ 10° au sud de l'équateur, les températures diurnes moyennes restent, du fait de l'altitude, en été en dessous de 30 °C et, en hiver, les températures nocturnes peuvent descendre en dessous de 0 °C[1].

La côte ouest est baignée par l'océan Atlantique, froid, tandis que le sud et l'est sont bordés par l'océan Indien, plus chaud[2]

Changement climatique constaté

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Températures et précipitations

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Les températures annuelles moyennes en Afrique australe (constituée de l'ensemble des territoires situés au sud de la forêt équatoriale africaine) ont augmenté de 1,04 °C à 1,44 °C entre 1961 et 2015. Le nombre annuel de journées chaudes a augmenté au cours des quatre dernières décennies[A 1].

Une baisse des précipitations est observée depuis les années 1960 dans les régions où les pluies tombent en hiver et dans l'extrême est de l'Afrique du Sud. La fréquence des périodes de sécheresse et des sécheresses agricoles[Note 1] a augmenté au cours de la période 1961-2016, celle des sécheresses météorologiques[Note 2] a augmenté de 2,5 à 3 événements par décennie depuis 1961 et la probabilité d'une sécheresse pluriannuelle dans le sud-ouest du cap de l'Afrique du Sud a été multipliée par trois en réponse au réchauffement climatique. Le nombre et l'intensité des précipitations extrêmes ont augmenté au cours du siècle dernier, et dans la région du Karoo, au sud, les données à long terme des stations montrent une tendance à la hausse des précipitations annuelles de plus de 5 mm par décennie sur la période 1921-2015[A 1].

Élévation du niveau de la mer

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L'élévation du niveau de la mer est l'un des nombreux éléments qui corroborent l'hypothèse d'un réchauffement climatique récent. Quatre stations enregistrent l'élévation du niveau de la mer sur la côte sud-africaine. Elles sont situées à Lüderitz (Namibie) et en Afrique du Sud à Port Nolloth, Simon's Town et Mossel Bay. Les enregistrements des trois premières stations indiquent une augmentation du niveau de la mer au cours des trois dernières décennies. Par exemple, la tendance à Port Nolloth est une élévation de 12,3 mm par décennie. Étant donné que les données sur l'élévation du niveau de la mer sur la côte ouest concordent avec les tendances mondiales, il est raisonnable d'accepter que les taux d'élévation du niveau de la mer prévus, modélisés sur la base du réchauffement climatique, s'appliquent à l'Afrique du Sud[3].

Événements extrêmes

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Dans les années 2020, le pays a connu toute une série de phénomènes météorologiques extrêmes, notamment des inondations dévastatrices, des vagues de chaleur et des tempêtes.

Inondations de 2022 et 2025

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Inondations d'avril 2022 au KwaZulu-Natal.

Les inondations de 2022 au KwaZulu-Natal ont été causées par des pluies torrentielles du 8 au , avec des cumuls locaux dépassant 300 mm en quelques jours, particulièrement autour de Durban dans les municipalités d'eThekwini, iLembe et Ugu. Ce déluge, le plus violent en 60 ans dans la province, a provoqué des inondations massives, des glissements de terrain et des crues de rivières, transformant routes en torrents et endommageant gravement les infrastructures. Elles ont occasionné 435 morts, plus de 41 000 sinistrés et des dizaines de disparus, la plupart des décès ont eu lieu à Durban et environs.

En , des inondations dévastatrices ont frappé les provinces du KwaZulu-Natal, du Cap-Oriental et du Cap-Occidental, dues à un front froid hivernal avec pluies torrentielles, neige et vents violents. Au Cap-Oriental, le bilan provisoire s'élève à 49 morts, dont 4 enfants dans un minibus scolaire emporté près de Mthatha, avec des centaines de déplacés et des glissements de terrain endommageant routes et habitations[4].

Vagues de chaleur, incendies et sécheresse

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Le plus grand réservoir du Cap, Theewaterskloof, était à 11 % de sa capacité en mars 2018.

L'Afrique du Sud a connu des vagues de chaleur record, particulièrement en 2023-2025, avec des températures dépassant souvent 40-45°C dans des régions comme le Namaqualand et l'intérieur du pays, exacerbées par El Niño et le changement climatique. En 2023, le pays a enregistré des pertes de récoltes et de bétail d'une valeur d'un milliard de rands (53 millions de dollars) à la suite d'incendies dévastateurs, selon Agri SA, le plus grand organisme agricole d'Afrique du Sud[5]. En , des pics à 45°C ont été enregistrés à Vioolsdrif, marquant un écart de 6-10°C aux normales saisonnières, même en fin d'été austral[6].

Le pays fait face à des sécheresses prolongées récurrentes, particulièrement au Cap-Occidental (2018), dans le Gauteng (Johannesburg, 2025) et les régions agricoles du nord-est, avec un déficit hydrique projeté à 17 % d'ici 2030, aggravé par le changement climatique rendant ces épisodes 100 fois plus probables. Ces crises ont vidé les barrages, freiné la croissance agricole (PIB +0,4 % au T3 2024) et provoqué des coupures d'eau urbaines[7].

Projections 2070-2100

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Températures et précipitations

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En cas de réchauffement climatique de 1,5 °C, 2 °C ou 3 °C par rapport aux niveaux préindustriels, les températures annuelles moyennes en Afrique australe devraient, selon le sixième rapport d'évaluation du GIEC, être respectivement supérieures de 1,2 °C, 2,3 °C et 3,3 °C à la moyenne de 1994-2005[A 1].

Une augmentation de la fréquence et de la durée des sécheresses est prévue dans une grande partie de l'Afrique australe avec un réchauffement global de 1,5 °C et des sécheresses extrêmes apparaitraient avec un réchauffement global de 2 °C. La durée des sécheresses météorologiques devrait passer d'environ 2 mois entre 1950 et 2014 à environ 4 mois entre le milieu et la fin du XXIe siècle[A 1].

Zonage projeté

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Predictions climatiques durant la Köppen climate classification pour 2071-2100.vignette.

La carte macroclimatique régionale de l'Afrique australe adoptée par Weinert en 1980 est l'un des catalogues météorologiques les plus obsolètes utilisés dans l'industrie. Les résultats d'une étude visant à actualiser cette carte pour tenir compte des changements climatiques à l'horizon 2100 ont été publiés en 2019. Les six projections différentes indiquent toutes une augmentation annuelle des épisodes pluvieux extrêmes dans la zone d'étude choisie, à l'exception d'un modèle, qui prévoit une réduction de l'ordre de 3 à 4 épisodes par jour. Il a été découvert que, dans l'ensemble de l'Afrique du Sud, une augmentation de l'ampleur des précipitations quotidiennes extrêmes avec des périodes de retour de 10 et 30 ans était prévue. D'une manière générale, l'Afrique de l'Est devrait devenir globalement plus humide, tandis que l'Afrique australe devrait devenir globalement plus sèche, avec un signal relativement fort de sécheresse prévu pour le Zimbabwe, la Zambie et l'Angola. L'intérieur central de l'Afrique du Sud devrait devenir un peu plus humide, malgré le signal général de sécheresse prévu pour l'Afrique australe. Il est donc désormais évident que le changement climatique ne constituera pas seulement une menace en termes de variations de température et de précipitations, mais que d'autres facteurs qui n'auraient normalement pas été pris en considération joueront également un rôle majeur, notamment le rapport entre l'évaporation et les précipitations[8].

Émissions de gaz à effet de serre

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Bilan global hors UTCAF (Edgar)

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EDGAR est une base de données communautaire sur les émissions de gaz à effet de serre (GES), qui résulte d'un accord entre le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne et l'Agence internationale de l'énergie visant à renforcer leur collaboration afin de collecter et de fournir des données cohérentes et harmonisées sur les émissions de CO2 issues de la combustion de combustibles fossiles. Cet ensemble de données fournit des estimations des émissions des trois principaux gaz à effet de serre (CO2 (fossile uniquement), CH4, N2O) et des gaz fluorés par secteur et par pays. Les émissions sont agrégées à l'aide des valeurs du potentiel de réchauffement global issues du rapport AR5 du GIEC (GWP-100 AR5)[9].

L'évolution des émissions de GES en Afrique du Sud (à l'exclusion de l'UTCATF) sur la période 1970-2024 est illustrée ci-après. En 2024, Elles sont évaluées à 569,8 Mt CO2eq, soit 2,6 % de plus qu'en 2023[A 2], quand au niveau mondial, elles ont atteint 53,2 Gt CO2eq, soit 1,3 % de plus qu'en 2023[A 3]. Le pays est ainsi le 19ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre de la planète[A 4]. Millions de tonnes CO2eq/anAnnée2003004005006007001970198019902000201020202030Gaz à effet de serreÉvolution des émissions de gaz à effet de...

Données

Répartition par secteur (Edgar)

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Les deux secteurs les plus émetteurs de gaz à effets de serre sont le secteur de la production d'énergie, qui couvre les centrales électriques et thermiques (publiques et autoproducteurs), avec 41 % et l'exploitation des combustibles, qui couvre la production, la transformation et le raffinage des combustibles, avec 20 %[A 2].

Secteur(en Mt CO2eq/an)PourcentagePourcentage d'évolution
/ 1990/ 2005/ 2015/ 2023
Production d'énergie233,541 %62 %11 %0 %6 %
Combustion industrielle et procédés88,916 %30 %11 %14 %4 %
Bâtiments24,44 %38 %-11 %-26 %-1 %
Transports45,38 %51 %3 %-17 %-7 %
Exploitation des combustibles111,220 %12 %-16 %-10 %0 %
Agriculture40,17 %8 %4 %-3 %0 %
Déchets26,35 %150 %70 %32 %0 %
Tous secteurs569,8100 %40 %4 %-3 %3 %
100
200
300
400
500
600
1990
2005
2015
2023
2024
  •   Production d'énergie
  •   Industrie et procédés
  •   Bâtiments
  •   Transports
  •   Expl. combustibles
  •   Agriculture
  •   Déchets

Émissions par habitant

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Les émissions mondiales de GES par habitant ont augmenté de 8,4 %, entre 1990 et 2024 passant de 6,1 t CO2eq/hab. à 6,6 t CO2eq/hab[A 5]. Parallèlement les émissions par habitant en Afrique du Sud ont diminué de 14 %, passant de 10,8 t CO2eq/hab. à 9,3 t CO2eq/hab, restant toutefois 42 % plus élevée que la moyenne mondiale[A 2]. Tonnes CO2eq /habitant /anAnnée99,51010,51111,5121970198019902000201020202030Gaz à effet de serre par habitantÉvolution des émissions de gaz à effet de...

Données

Impacts du changement climatique

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Impacts sur le milieu naturel

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Il s'agit d'une préoccupation essentielle pour les Sud-Africains, car le changement climatique affecte l'état général et le bien-être du pays, par exemple en ce qui concerne les ressources hydriques. Comme dans de nombreuses autres régions du monde, la recherche sur le climat montre que le véritable défi en Afrique du Sud est davantage lié aux problèmes environnementaux qu'aux problèmes de développement[10]. L'effet le plus grave cible l'approvisionnement en eau, qui a d'énormes effets sur le secteur agricole[11]. Les changements environnementaux rapides entraînent des effets sur la communauté et le niveau environnemental de différentes manières et sous différents aspects, à commencer par la qualité de l'air, les températures et les conditions météorologiques, en passant par la sécurité alimentaire et la mortalité[12].

Les divers effets du changement climatique sur les communautés rurales incluent : la sécheresse, l'épuisement des ressources en eau et de la biodiversité, l'érosion des sols, la diminution des économies de subsistance et la cessation des activités culturelles[13].

L'Afrique souffre actuellement et à l'avenir d'importantes vagues de chaleur en raison de la nature du continent dans le contexte de la crise environnementale actuelle[14].

Impacts socio-économiques

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Agriculture

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Le changement climatique impactera l'agriculture en Afrique du Sud (vigne palissée à Stellenbosch).

Le principal défi auquel se confronte toute nation à cause du changement climatique est son effet direct sur la sécurité alimentaire. En ce sens, l'Afrique est répertoriée comme le continent le plus vulnérable aux changements climatiques[15]. En Éthiopie, par exemple, la production alimentaire, on note qu'il y a une augmentation des pertes de production annuelles à cause des changements climatiques d'année en année[16].

On s'attend à ce que l'agriculture subisse les effets négatifs des sécheresses, des précipitations réduites, des ravageurs et d'autres changements environnementaux dus au changement climatique[11]. Des températures plus élevées en Afrique du Sud[17], et moins de précipitations réduiront les ressources en eau et une modifieront l'humidité du sol, entraînant une diminution de la productivité des terres cultivées[18].

Certaines prévisions montrent que l'approvisionnement en eau de surface pourrait diminuer de 60 % d'ici 2070 dans certaines parties du Cap-Occidental[19]. Pour inverser les dommages causés par la mauvaise gestion des terres, le gouvernement soutient un programme qui promeut le développement durable et l'utilisation des ressources naturelles[20].

La production de maïs, qui contribue à une majorité de 36 % de la valeur brute des grandes cultures d'Afrique du Sud, subit les effets négatifs en raison du changement climatique. La valeur estimée de la perte, qui prend en considération des scénarios avec et sans effet de fertilisation par le dioxyde de carbone[21], varie entre des dizaines et des centaines de millions de rands[22].

Tourisme

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L'Afrique du Sud a un aspect touristique important à examiner et auquel il faut accorder une attention considérable lors de l'examen de l'impact du changement climatique. C'est un secteur sensible à mentionner mais son importance réside dans sa vulnérabilité au changement climatique qui s'accroît ces derniers temps[23]. Les défis dépassent le fait qu'il est nécessaire d'ouvrir la voie à davantage de touristes. La principale préoccupation de l'Afrique du Sud s'étend à l'élaboration de plans d'atténuation de la pauvreté résultant du changement climatique en Afrique du Sud[24]. Le tourisme exhorte les décideurs politiques en Afrique à améliorer les opportunités d'emploi, la croissance économique et à soutenir différentes industries. Le secteur du tourisme en Afrique du Sud affronte différents défis critiques, principalement en raison des effets du changement climatique[25]. À cet égard, il est important de noter que le gouvernement national d'Afrique du Sud commence à mettre en œuvre de nouvelles politiques touristiques et climatiques pour surmonter les défis[26]. Il est important de mentionner que le climat général en Afrique du Sud souffre de conditions et de changements variés. Ces variations ciblent les régions de précipitations estivales et hivernales, les zones subtropicales et les régions humides et arides[27].

Impacts sur la santé

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Il est prouvé que le changement climatique aura des impacts négatifs sur la santé publique en Afrique du Sud, notamment en raison de la forte proportion de personnes vulnérables[28]. La mortalité, est déjà élevée en Afrique du Sud et augmentera à cause des facteurs de stress environnementaux et changement climatique[29]. Le changement climatique devrait menacer la santé publique en raison du stress thermique accru, de l'augmentation des maladies à transmission vectorielle et des maladies infectieuses, de l'aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes, du déclin de la sécurité alimentaire et de l'augmentation du stress lié à la santé mentale[30].

Politique climatique

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Participation à des instances internationales

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CCNUCC, procole de Kyoto et accord de Paris

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Conférence de Durban sur les changements climatiques (2011)

Membre de l'ONU depuis le [31], l'Afrique du Sud ratifie le la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), entrée en vigueur le , et en devient partie le [32], répertoriée comme un pays non visé à l'annexe I[33]. Elle accepte le protocole de Kyoto le . Celui-ci a été adopté lors de la COP3 en 1997 et est entré en vigueur le [34].

En 2010, elle est l'une des premières économies émergentes et pays en développement à prendre un engagement volontaire de réduction des émissions pour 2020 dans le cadre de l'Accord de Copenhague[35]. L'année suivante, l'Afrique du Sud accueille la COP 17 à Durban, qui aboutit au lancement de la Plateforme de Durban pour une action renforcée. En 2015, l'Afrique du Sud soumet une contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN) dans la perspective des négociations de l'accord de Paris qu'elle ratifie le , celui-ci entrant en vigueur le [36],[37].

Membre du BASIC

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Une réunion en 2010 des ministres de l'environnement des pays BASIC, dont l'Afrique du Sud, pour discuter du changement climatique après la COP15.

L'Afrique du Sud fait partie des États BASIC, un bloc de quatre grands pays nouvellement industrialisés comprenant également le Brésil, l'Inde et la Chine, qui s'est officiellement constitué le en vue de la COP 15[38]. Les quatre se sont engagés à agir conjointement lors du sommet sur le climat de Copenhague, y compris à un éventuel retrait uni si leur position minimale commune n'était pas respectée par les pays développés[39]. Depuis 2009, le groupe continue de fonctionner, en particulier via des réunions ministérielles conjointes, des positions communes sur le financement climatique, le transfert de technologies et le principe des responsabilités différenciées. Ainsi en 2019 le groupe s'est réuni à Sao Paulo et a adopté une déclaration qui met l’accent sur l’importance d’accroître l’ambition pré-2020 des pays industrialisés puisque, soulignent-ils, ce sont les pays ayant la responsabilité historique des émissions de gaz à effet de serre et qui doivent donc mettre à disposition des pays en développement des moyens de mise en oeuvre de l’action climat[40]. Le , les ministres de l'environnement du BASIC se sont réunis à New York, en marge du Climate Ambition Summit et ont adopté une vision renouvelée de la coopération BASIC de COP28 à COP30, centrée sur la coordination dans le régime climatique onusien, le dialogue scientifique et l’extension des projets de développement durable[41]. Le , ils se sont réunis à Wuhan, en Chine, et ont publié une déclaration conjointe insistant sur un nouvel objectif quantifié de financement climat atteignant des montants de l’ordre de milliers de milliards de dollars par an et sur le rôle renforcé de la New Development Bank pour soutenir le Sud global[42].

Membre d'instances économiques (G20, BRICS+)

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L'Afrique du Sud fait partie du G20 depuis sa création en 1999 en tant que membre permanent. Cette position a été reconnue de manière constante, mais l'attention récente s'est portée sur sa présidence tournante de à . C'est la première fois qu'un pays africain assure la présidence du G20, marquant une étape importante pour l'Afrique dans les instances de gouvernance économique mondiale[43].

Elle est également membre des BRICS+ depuis 2011. Contrairement au BASIC qui est spécialisé dans le climat, les BRICS sont un bloc économique, financier et géopolitique.

Politique climatique nationale

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Présidence Jacob Zuma (2009-2018) : premières politiques climatiques et CDN (2015), mais en dessous des accords de Paris

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Entre 2004 et 2020, l'Afrique du Sud adopte une série de politiques, de plans et de stratégies nationaux et sectoriels afin de décarboner l'économie tout en visant des objectifs de développement généraux. Afin de permettre l'élaboration et la mise en oeuvre de ces politiques, le pays crée un système élaboré de gouvernance climatique, avec plusieurs nouvelles institutions et processus consultatifs et décisionnels.

Au cours de la période, l'Afrique du Sud connaît des changements politiques et économiques fondamentaux qui ont parfois provoqué des turbulences et ont eu un impact sur tous les domaines politiques, y compris le changement climatique. Depuis le début des années 1990, l'économie sud-africaine post-apartheid a plus que triplé et des investissements à grande échelle ont été réalisés dans les services de base (par exemple, l'éducation, l'électricité et l'eau), l'offre de services sociaux aux plus vulnérables a été renforcée et d'importantes institutions constitutionnelles, notamment le pouvoir judiciaire, ont été mises en place. Cependant, à partir de 2013, la croissance stagne, le chômage augmente, les investissements sont en diminution et la pauvreté et les inégalités se développent. Parallèlement l'incertitude politique lorsque Jacob Zuma et l'African National Congress (ANC) étaient au pouvoir qui a marqué la période 2009-2018 accentuent ces problèmes. Enfin des preuves de corruption généralisée et de « captation de l'État » sont mises à jour[35].

L'Afrique du Sud soumet ses premières contributions déterminées au niveau national (CDN) le , après sa ratification de l'Accord de Paris[B 1]. Dans ces CDN, le pays s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 34 % en 2020 et de 42 % en 2025 par rapport au scénario de statu quo. Selon Climate Action Tracker, cet objectif équivaut à une augmentation de 19 à 82 % par rapport aux niveaux de 1990 en 2025 (lorsque les émissions liées à l'utilisation des terres, changement d'affectation des terres et foresterie [LULUCF ou UTCAF] sont exclues). Les CDN sont conformes à l'engagement pris par l'Afrique du Sud dans le cadre de l'accord de Copenhague de 2009, mais ces objectifs été élaboré au début des années 2010, plusieurs années avant l'accord de Paris, et n'ont pas été mis à jour depuis lors. Il ne sont pas considérés comme conformes à l'accord de Paris[44].

Présidence Cyril Ramaphosa (2018-)

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En 2018, Cyril Ramaphosa (anciennement vice-président) est élu président de l'ANC puis remplace Jacob Zuma, suite à sa démission[44].

En 2020, le cadre politique de la Stratégie nationale d'adaptation au changement climatique (NCCAS) encourage l'élaboration collective de politiques climatiques, renforce les liens entre le niveau mondial et le niveau local, mais se concentre davantage sur les mesures d'adaptation nationales et locales, en incluant « le secteur privé, la communauté scientifique et la société civile »[45].

Une deuxième contribution CDN est communiquée le , considérée par le pays comme simplement une actualisation de la première. La contribution 3.0, consiérée par le pays comme simplement la deuxième, est établie en et communiquée à la CCNUCC préalablement à la COP30 de Belém[B 1].

L'Afrique du Sud est confrontée à un triple défi de développement : la pauvreté, les inégalités et le chômage. Les CDN sont ainsi étroitement liés aux objectifs de développement durable inscrits dans le Plan national de développement (PND). Les objectifs mondiaux de développement durable (ODD), qui ont été adoptés en 2015, la même année que l'accord de Paris, comprennent en particulier l'objectif de prendre des mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique et ses effets (objectif 13), de réduire la pauvreté et les inégalités, et de fournir à tous l'accès à une énergie durable[B 2].

Chronologie des principales lois et plans

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Les politiques nationales en matière de changement climatique et politiques sectorielles pertinentes pour l'adaptation en Afrique du Sud de 2004 à 2024 sont présentées ci-après[45].

AnnéeActe contenu/objectifs
1998National Environmental Management Act (NEMA)
(Loi nationale sur la gestion de l'environnement)
C’est la loi-cadre environnementale sud-africaine : principes de développement durable, devoir de prévention de la pollution, intégration de l’environnement dans toutes les politiques publiques[46].
2003Disaster managment act
(Loi sur la gestion des catastrophes)
La loi instaure une politique intégrée et coordonnée de la gestion des catastrophes axée sur la prévention ou la réduction des risques de catastrophes, l'atténuation de leur gravité, la préparation aux situations d'urgence, la réponse rapide et efficace aux catastrophes et le relèvement après une catastrophe. Elle crée des centres nationaux, provinciaux et municipaux de gestion des catastrophes. Elle instaure les volontaires chargés de la gestion des catastrophes[47].
2004National Climate Change Response Strategy (NCCRS)
(Stratégie nationale de lutte contre les changements climatiques)
Le cadre politique climatique de la NCCRS (2004) identifie le changement climatique comme une menace mondiale posant les plus grands défis environnementaux, une menace pour le développement durable et la nécessité de disposer des capacités nécessaires pour y répondre[48].
2011National Climate Change Response Policy (NCCRP)Le NCCRP établit un lien entre les impacts climatiques, tels que les changements de température, et la pénurie d'eau, la santé humaine, l'agriculture et les événements extrêmes tels que les incendies, les inondations et la sécheresse[48].
2012National Tourism and Climate Action PlanLe plan a pour objet d'évoluer vers un « secteur touristique à faibles émissions de carbone et résilient au changement climatique »[49].
2013National Water Resource Strategy IICette stratégie vise à « garantir que les ressources en eau nationales soient protégées, utilisées, développées, conservées, gérées et contrôlées de manière efficace et durable au cours des 5 à 10 prochaines années ». Le ministère de l'Eau et de l'Assainissement entend investir dans les zones de captage d'eau en explorant les catégories environnementales de la loi sur les zones protégées comme option de protection[50].
2015Disaster managment amendment act
(Amendement sur la loi sur la gestion des catastrophes)
La loi modifie la première loi de 2003 en renforçant les obligations de prévention, préparation et réaction face aux catastrophes en Afrique du Sud. Il étend les contenus obligatoires des plans de gestion des risques (évaluations des risques, cartographie des zones vulnérables, adoption de mécanismes d’alerte précoce, adaptation au changement climatique)[51].
CC Adaptation for South African Biomes
(Adaptation au changement climatique pour les biomes sud-africains)
Le document évalue les risques du changement climatique - hausse des températures, sécheresses, pluies irrégulières, tempêtes, montée du CO₂, feux, etc. - pour chacun des neuf biomes d’Afrique du Sud (savane, prairie, Karoo nama, Karoo succulent, désert, fynbos, fourré d'Albany, ceinture côtière de l'océan Indien, forêt). Il propose des mesures adaptatives : aménagement et planification des usages du sol, optimisation des zones protégées, restauration des terres dégradées, maintien de corridors écologiques, gestion durable des feux, lutte contre les espèces envahissantes, protections d’habitats, et sensibilisation/éducation[52]
CC Adaptation and mitigation plan for the South African Agricultural and forestry sectors
(Plans d'adaptation et d'atténuation pour les secteurs agricole et forestier sud-africains)
Le plan identifie les vulnérabilités du secteur agricole et forestier - sécheresse, irrégularité des précipitations, dégradation des sols - et propose des mesures d’adaptation (pratiques agricoles durables, conservation des sols, gestion de l’eau, recherches sur la vulnérabilité) et d’atténuation (réduction des émissions, gestion forestière, stockage de carbone). Il préconise l’intégration du climat dans les politiques agricoles/forestières, la coordination entre acteurs publics, privés et scientifiques, et des revues périodiques pour ajuster le plan[53].
2017Water and Sanitation Sector
(Secteur de l'eau et de l'assainissement)
La loi encadre la réponse climatique du secteur de l’eau et de l’assainissement. Elle vise à intégrer l’adaptation au changement climatique dans la gestion des ressources en eau et l’assainissement, renforcer la gestion durable de l’eau (conservation, qualité, répartition, résilience face aux sécheresses/inondations), faire de l’eau et de l’assainissement un vecteur d’atténuation (réduction des émissions, efficacité énergétique, traitement et recyclage des eaux usées)[54].
2019Carbon Tax Act
(Loi sur la taxe sur le carbone)
La loi instaure une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre (en CO₂-équivalent). Elle définit les activités et secteurs assujettis, ma formule de calcul du taux effectif (base + nombreuses allocations et exemptions) et la montée en puissance par phases[55].
2019National Climate Change Adaptation Strategy (NCCAS)
(Stratégie nationale d'adaptation au changement climatique)
La stratégie identifie les secteurs prioritaires suivants en matière d'adaptation : eau, agriculture et sylviculture commerciale, santé, biodiversité et écosystèmes, établissements humains (urbains, ruraux et côtiers), et réduction et gestion des risques de catastrophe. Elle prévoit également des actions spécifiques pour chaque secteur, notamment : renforcer les organisations locales afin de soutenir l'adaptation des individus et des communautés ; mettre en place le cadre national sud-africain de gestion des catastrophes ; gérer les catastrophes liées au climat ; investir dans des programmes de connaissance et d'éducation ; soutenir les petits pêcheurs grâce à l'utilisation de systèmes d'alerte précoce et à des formations sur la sécurité en mer ; aider les agriculteurs à mettre en œuvre des pratiques agricoles efficaces, intelligentes face au climat et respectueuses de l'environnement, etc.[56].
2022Climate Change Bill
(Projet de loi sur le changement climatique)
Le CCB est un cadre législatif qui impose des mesures et une conformité en matière de changement climatique, tandis que d'autres politiques sont mises en œuvre sur une base volontaire, ce qui fait du CCB un instrument politique strict. L'article 7 de la CCB exige que chaque organe de l'État coordonne et harmonise ses politiques, plans, programmes, décisions et processus décisionnels en matière de changement climatique afin de tenir compte des risques et des vulnérabilités liés au changement climatique et de mettre en œuvre les principes et les objectifs de la loi[57].
2024Climate Change Act
(Loi sur le changement climatique)
Adoptée en juillet 2024, promulguée et partiellement entrée en vigueur à partir du [58], c’est la première loi-cadre spécifiquement dédiée au changement climatique en Afrique du Sud. Elle organise, entre autres[59],[60],[61] :
  • Les budgets carbone nationaux, sectoriels et pour les grands émetteurs ;
  • L’obligation d’élaborer des plans d’atténuation (mitigation) pour certains secteurs/acteurs ;
  • Le cadre pour la planification de l’adaptation (évaluations de vulnérabilité, plans d’adaptation, intégration dans la planification territoriale et sectorielle) ;
  • La coordination entre les différents niveaux de gouvernement.

Atténuation

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Priorité nationale affichée : neutralité carbone à l'horizon 2050

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En matière d'atténuation, la loi impose au ministre de l'Environnement de mettre à jour tous les cinq ans la trajectoire nationale de réduction des émissions de GES (NGERT), et une NGERT mise à jour servira de base à la troisième CDN. Les objectifs d'atténuation des premières CDN ont pris « la forme d'une trajectoire de pic, de plateau et de déclin des émissions de GES ». Le pays annonce mettre en oeuvre une transition juste vers zéro émission nette de CO2 d'ici 2050. La loi de 2024 sur le changement climatique impose une trajectoire nationale de réduction des émissions de GES (NGERT), qui sera mise à jour tous les cinq ans. Cette première trajectoire est définie comme suit[62].

Période de mise en oeuvreObjectif
2031-2035Les émissions annuelles de GES de l'Afrique du Sud se situeront entre 320 et 380 Mt CO2 -eq en 2035

L'Afrique du Sud précise toutefois qu'elle ne pourra atteindre cet objectif d'atténuation, et en particulier la limite inférieure de la fourchette, sans le soutien renforcé que les pays développés continuent de fournir et de mobiliser pour soutenir les stratégies d'atténuation menées par les pays, conformément à l'article 9[63].

En effet, lors de la COP26, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, les États-Unis et l'Union européenne s'étaient engagés à rassembler 8,5 milliards USD pour aider l'Afrique du Sud à enclencher sa transition énergétique. Le détail de ce programme est dévoilé à la COP27 : la priorité est de moderniser Eskom, qui tire 80 % de sa production du charbon. Le réseau ne parvient pas à répondre à la demande et les installations vieillissantes poussent le pays à recourir à des délestages. Selon le plan dévoilé, neuf des quinze centrales à charbon devraient fermer d'ici à 2035, à commencer par celle de Komati qui a cessé ses activités en . L'Afrique du Sud entend désormais miser sur les énergies renouvelables, sans toutefois exclure une part de gaz et de nucléaire dans son mix énergétique de transition. Des filières d'hydrogène vert et de véhicules électriques sont aussi intégrées au plan d'investissement. Mais le coût de ce plan environnemental sur cinq ans est estimé à 85 milliards USD ; d'autres ressources seront donc nécessaires. De plus, moins de 4 % des aides promises sont des subventions, le reste étant en majorité des prêts concessionnels (à des taux avantageux)[64].

La décarbonation à long terme de l'économie sud-africaine se concentrera principalement sur le secteur de l'électricité dans les années 2020 ; dans les années 2030, une transition plus profonde aura lieu dans le secteur de l'électricité, parallèlement à une transition dans le secteur des transports vers des véhicules à faibles émissions. Les années 2040 et au-delà seront caractérisées par la décarbonation des secteurs difficiles à atténuer.

Secteur de l'énergie

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Production d'énergie dominée par le charbon

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Production 2023[65]

  • Charbon - 5 502 pJ (93,8 %)
  • Nucléaire - 93 pJ (1,6 %)
  • Solaire et éolien - 83 pJ (1,4 %)
  • Biomasse, déchets - 182 pJ (3,1 %)

Le secteur de l'énergie en Afrique du Sud est largement dominé par le charbon qui constitue 93,8 % de la production et 69,2 % de la consommation d'énergie primaire du pays en 2023 (73 % en 2024)[65]. Il contribue largement aux émissions du pays, représentant plus de 40 % des émissions totales de GES en 2022. Le charbon représentait 82 % du mix énergétique du pays, suivi par les énergies renouvelables (13 %), le nucléaire (3 %) et le pétrole (1 %)

La production d'énergie primaire en Afrique du Sud se répartissait en 2023 en 93,8 % d'énergies fossiles (charbon), 1,6 % de nucléaire et 4,6 % d'énergies renouvelables (biomasse : 3,1 %, éolien et solaire : 1,4 %)[65].

L'Afrique du Sud se classe en 2023 au 7e rang mondial des producteurs de charbon avec 5502203 TJ (3,1 % de la production mondiale), et au 5e rang des exportateurs de charbon avec 207240 TJ (4,5 % des exportations mondiales); elle exporte 35 % de sa production de charbon[66]. Les réserves récupérables de charbon de l'Afrique du Sud se classent au 10e rang mondial avec 1,3 % des réserves mondiales[67].

Production de charbon 2024
Pays en millions de tonnes
1. Chine
4 780
2. Inde
1 085
3. Indonésie
836
4. USA
465
5. Australie
463
6. Russie
427
7. Afrique du Sud
235

Électricité à partir du charbon : des signes contradictoires

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La capacité de production totale d'électricité du pays a augmenté régulièrement et a dépassé 62 GW en 2023, soit 8 % de plus que la capacité installée en 2019, qui était légèrement supérieure à 57 GW. Le charbon reste de loin la plus grande source d'énergie avec près de 46 GW en 2023, soit près de 74 % de la capacité de production totale[68], et 47 GW en 2025[69].

Production d'électricité à partir du charbon 2024[70]
Pays en térawattheures
1. Chine
5 827,6
2. Inde
1 517,9
3. États-Unis
712,4
4. Japon
300,6
5. Indonésie
228,4
6. Russie
215,2
7. Afrique du Sud
202,3

La quasi-totalité des émissions de GES sont produites par 15 grandes centrales à charbon détenues et exploitées par Eskom et une petite centrale à charbon privée qui alimente City Power, le service public de la ville de Johannesburg. Un plan de fermeture de ces centrales a été voté, car elles arrivent en fin de vie, à l'exception des deux centrales les plus récentes, dont l'une n'est pas encore pleinement opérationnelle JET page 43. Le projet de 2019 prévoyait la fermeture de 12 GW de capacités charbonnières anciennes d'ici 2030 selon le plan de fermeture ci-après, mais en 2025, Climat Action Tracker constate que le démantèlement effectif des centrales à charbon semble avoir été retardé avec le nouveau plan de 2023, ce qui indique un changement de priorités en faveur de la stabilisation de l'électricité et de la sécurité énergétique, et parallèlement le pays continue d'ajouter de nouvelles centrales à charbon au réseau, Eskom ayant connecté 800 MW de nouvelle capacité charbonnière en , portant la capacité de production à 46,7 GW, et étant sur le point d'achever la construction d'une capacité charbonnière supplémentaire de 800 MW début 2025[68].

Le calendrier initial proposé par Eskom est présenté ci-après. Ces fermetures réduiront la capacité totale du parc charbonnier d'Eskom, qui passera d'environ 38,8 GW en à 33,9 GW au début de 2030, puis à 29,3 GW à la fin de 2030. D'ici la fin 2050, seules les deux centrales à charbon les plus récentes (Medupi et Kusile) et une unité de la centrale plus ancienne de Majuba resteront en service, selon les prévisions actuelles[71].

Centrale électriqueDate de fermetureMunicipalité localeMunicipalité de districtMines associées
Grootvlei2026-2027DipalesengGert SibandeMultiple
Hendrina2023-2025Steve TshweteNkangalaMultiple
Komati2022Steve TshweteNkangalaMultiple
Camden2023-2025MsukaligwaGert SibandeMultiple
Arnot2026-2029Steve TshweteNkangalaMultiple
Kriel2026-2030EmalahleniNkangalaKriel
Tutuka2030LekwaGert SibandeNew Denmark
Duvha2031-2034EmalahleniNkangalaMMS
Matla2030-2034EmalahleniNkangalaMatla

La centrale de Komati est fermée en 2022 pour être reconvertie en site de production d'énergies renouvelables. Cette conversion vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à décarboner la production électrique du pays. Le projet, soutenu par un prêt de 497 millions de dollars de la Banque mondiale, prévoit l'installation de 150 MW d'énergie solaire, 70 MW d'énergie éolienne et 150 MW de capacité de stockage. La reconversion du site est également accompagnée d'un centre de formation pour faciliter la réorientation professionnelle des employés et de la communauté[72],[73].

Électricité à partir des énergies renouvelables

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L'Afrique du Sud affiche des objectifs ambitieux en matière d'énergies renouvelables (dans les CDN de 2025, une capacité totale de 44 GW d'énergies renouvelables devrait installée d'ici 2035[62]), mais les progrès sont « lents ». Le réseau électrique du pays reste en effet dominé par les combustibles fossiles. Le plan approuvé en 2019 prévoyait l'installation de 27,6 GW d'énergies renouvelables d'ici 2030, à l'exclusion des grandes centrales hydroélectriques. Avec un peu moins de 10 GW de capacité renouvelable installée en 2023, ces plans sont en retard. En outre, le projet de Plan d'investissements 2023 a revu à la baisse la capacité installée prévue pour l'éolien et le solaire d'ici 2030. Néanmoins, la capacité et la production éoliennes et solaires ont augmenté ces dernières années, passant de 4,5 % de la production totale en 2019 à 11,6 % en 2023. L'Afrique du Sud aura besoin du soutien international pour garantir le maintien et l'augmentation des niveaux d'ambition actuels afin de maximiser le potentiel du pays en matière de production d'électricité renouvelable[68].

Les principales politiques qui soutiennent cette tendance sont le programme d'approvisionnement des producteurs indépendants d'énergie renouvelable (REIPPPP) et la suppression des exigences en matière de licence pour les projets de production décentralisée d'une puissance maximale de 100 MW. Le gouvernement a également introduit des réductions d'impôts généreuses afin d'encourager l'installation de panneaux solaires sur les toits des bâtiments commerciaux et résidentiels[68].

Secteur des transports

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Station de taxis des minibus du Cap.

Le rapport d'inventaire national 2024 de l'Afrique du Sud estime que les émissions provenant des transports représentaient environ 11 % des émissions totales de GES en 2022, hors LULUCF, principalement dues au transport routier. La première stratégie de transport vert (GTS) 2018-2050 est publiée par le ministère des Transports en 2018, organisée autour de trois mesures phares[68] :

  • le projet de système de transport rapide par bus, qui vise à développer les réseaux de bus dans les grandes villes d'Afrique du Sud ;
  • le programme Transnet Road to Rail, qui vise à transférer le transport de marchandises des camions vers le rail, plus efficace en termes d'émissions de carbone ;
  • des projets du partenariat Just Energy Transition, qui se concentrent sur la fabrication de véhicules électriques.

En plus de ces politiques, l'Afrique du Sud a également rendu obligatoire le mélange de biocarburants dans l'essence et le gazole, bien qu'à des niveaux très faibles pour l'instant[68].

Le premier véhicule électrique est fabriqué en Afrique du Sud avec la production de véhicules hybrides rechargeables (PHEV) dans l'usine Mercedes-Benz d'East London en 2018, suivi par Toyota et Ford. En 2025, l'industrie est toutefois toujours dominée par les véhicules à carburant fossile, conduisant le gouvernement à prendre de nouvelles mesures incitatrices. Selon l'analyse du Climate Action Tracker la part des véhicules électriques dans les ventes annuelles de véhicules en Afrique du Sud devrait passer à 50-95 % d'ici 2030 et à 90-100 % d'ici 2040 pour être compatible avec l'accord de Paris[68].

Autres secteurs : des politiques plus lentes

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Industrie

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L'Afrique du Sud dispose d’une importante industrie lourde avec une production à grande échelle d'acier et de ferroalliages, ainsi que des activités chimiques, cimentières et autres activités industrielles. Ces activités représentent une part importante des émissions nationales, selon le dernier rapport d'inventaire national. L’enjeu de décarbonation de l’industrie est donc très important[68].

La taxe carbone est l'un des rares mécanismes à cibler directement les émissions industrielles, mais elle a jusqu'à présent autorisé des quotas généreux exonérés d'impôt et d'autres déductions, et n'a donc pas constitué une incitation forte à la décarbonation des activités industrielles. En 2025, Climat action tracker constate qu'il y a peu de signes indiquant une réduction des émissions dans un avenir proche grâce à des mesures politiques dans les sous-secteurs à forte intensité d'émissions tels que la production d'acier et l'exploitation minière, bien qu'il y ait un certain intérêt pour l'hydrogène. La feuille de route pour une société basée sur l'hydrogène (2021) et le projet de stratégie de commercialisation de l'hydrogène vert (2020) soulignent le rôle potentiel de l'hydrogène et les mesures à prendre pour développer l'hydrogène vert en vue de son utilisation dans la production d'acier, l'exploitation minière industrielle, l'enrichissement des minéraux, la fabrication, la logistique et d'autres secteurs[68].

Bâtiments

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Au cours des années 2010 et 2020, les bâtiments commerciaux et résidentiels d'Afrique du Sud ont connu un important processus de transition énergétique. Néanmoins, les émissions directes et indirectes des bâtiments par habitant en Afrique du Sud ont augmenté sur la même période. Le passage de l'utilisation de la biomasse et du charbon pour la cuisine et le chauffage à l'utilisation d'appareils plus modernes qui nécessitent de l'électricité, largement produite à partir de combustibles fossiles, améliorerait la santé des habitants, mais n’améliorerait pas le bilan énergétique global[68].

Agriculture

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En 2022, l'agriculture représentait un peu plus de 10 % des émissions de l'Afrique du Sud, la majorité provenant de l'élevage. Les émissions provenant de l'agriculture sont restées relativement constantes depuis 2000. Peu de politiques dans le secteur agricole et forestier sud-africain visent à atténuer le changement climatique. En 2020, un ensemble de lignes directrices pour la mise en œuvre de pratiques d'agriculture de conservation et d'agriculture intelligente est publié par le ministère des Forêts, de la Pêche et de l'Environnement, mais aucune exigence juridiquement contraignante ni aucune autre mesure incitative ne semble avoir été introduite[68].

Adaptation

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Dans ses deuxièmes CDN, communiquées lors de la COP30 à Belém en , l'Afrique du Sud a revu les objectifs d'adaptation de ses premières CDN, mises à jour en 2021, en tenant compte des objectifs thématiques qui ont été convenus au niveau mondial dans le Cadre pour la résilience climatique mondiale (FGCR) dans le cadre de l'Objectif mondial d'adaptation (GGA) et mentionnés dans les résultats du Bilan mondial (GST). Elle identifie désormais cinq objectifs[74] :

  1. adapter les systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement de l'Afrique du Sud aux conditions de sécheresse et à l'intensification des inondations, car l'eau est essentielle à la santé humaine, végétale et animale, ainsi qu'à toutes les activités économiques et de subsistance ;
  2. améliorer la gestion des risques de catastrophe, les soins de santé et l'assainissement, en particulier dans les quartiers informels, afin de réduire les effets des inondations et du stress thermique sur les ménages les plus vulnérables ;
  3. moderniser les infrastructures de transport essentielles (routes, chemins de fer, ports) afin de maintenir leur fonctionnement malgré l'augmentation de l'intensité des précipitations, du stress thermique, de la vitesse des vents et des ondes de tempête ;
  4. améliorer l'accès à une alimentation nutritive et abordable en aidant les producteurs et les distributeurs agricoles et halieutiques à s'adapter au réchauffement climatique, à l'augmentation des vents et aux changements dans les précipitations ;
  5. améliorer les services climatiques, en rendant les informations d'alerte précoce et d'impact accessibles à un large éventail d'utilisateurs, en les adaptant aux différents besoins opérationnels, linguistiques, de genre, d'âge et de handicap.

Indices climatiques et environnementaux

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Climate change performance index (CCPI)

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Publié chaque année depuis 2005 par l’organisme indépendant Germanwatch, avec le soutien du Climate action network, l'indice de performance en matière de changement climatique (CCPI) est un outil de suivi indépendant qui évalue les performances de 63 pays et de l'UE en matière de protection du climat. Il utilise 14 critères relatifs au changement climatique, répartis en quatre catégories : émissions de gaz à effet de serre (GES), énergies renouvelables, consommation d’énergie, politique climatique. Il vise à améliorer la transparence dans la politique climatique internationale et permet de comparer les efforts et les progrès réalisés par chaque pays en matière de protection du climat. Les performances de ces pays, qui représentent ensemble plus de 90 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). page 3 [75]. Le pays se classe 41e et obtient des notes mitigées dans les quatre principales catégories du CCPI : très faible en matière d'énergies renouvelables, faible en matière de politique climatique et d'émissions de GES, et élevée en matière de consommation d'énergie. Le ministère de l'Énergie a révisé son plan intégré de ressources (IRP), dans lequel le pays s'engage à accroître son utilisation des énergies renouvelables. Les experts nationaux du CCPI critiquent le manque de cohérence entre la trajectoire nationale affichée en matière de GES et les plans directeurs sectoriels dans le domaine de l'énergie, tels que le plan directeur pour les utilisateurs de gaz et l'IRP, dans lesquels le gouvernement sud-africain maintient son engagement en faveur de l'énergie au charbon à long terme. L'Afrique du Sud fait partie des neuf pays responsables de 90 % de la production mondiale de charbon, ce qui est incompatible avec l'objectif de 1,5 °C[76],[77].

Indice ND-GAIN

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L'indicateur ND-GAIN (Notre Dame Global Adaptation Initiative) est un indice mondial créé par l'Université de Notre Dame aux États-Unis (Indiana) pour mesurer la vulnérabilité des pays au changement climatique ainsi que leur capacité d'adaptation. Il évalue deux dimensions principales : la vulnérabilité (exposition, sensibilité et capacité d’adaptation aux impacts climatiques dans six secteurs vitaux : alimentation, eau, santé, habitat, écosystèmes et infrastructures) et l’état de préparation (aspects économique, gouvernance et social)[78]. Dans le classement de 2023, l'Afrique du Sud est le 118e pays le plus préparé sur les 187 pays évalués et le 110e pays le plus vulnérable. En synthèse, l'index ND-GAIN est 46,59, ce qui positionne le pays en 94e position[79].

Société et culture

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Activisme

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Au milieu de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP17) de 2011 qui s'est tenue à Durban, des manifestations et des protestations sont organisées pour soulever des préoccupations sur les questions de changement climatique. Une marche rassemblant 12 000 personnes exhorte les délégués à la COP17 à prendre des mesures urgentes pour le climat[80]. Des manifestants font une intrusion dans le lieu de la conférence au moment où les négociations se trouvent dans l'impasse[81].

Sensibilisation du public

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La prise de conscience populaire de ces impacts potentiels augmente avec la sécheresse de 2018-2020 en Afrique australe et la crise de l'eau qui a suivi au Cap[16].

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Rapports mondiaux

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  • (en) Climate Change 2022 : Impacts, Adaptation and Vulnerabilty : Full Report, GIEC, , 3068 p. (lire en ligne [PDF]).
  • (en) Atlas mondial des sécheresses 2024 (World Drought Atlas), Luxembourg, Publications Office of the European Union, , 91 p. (DOI 10.2760/3842670, lire en ligne [PDF]).

Rapports relatifs à l'Afrique du Sud

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  • (en) Claire Davis, Luthando Dziba, Bob Scholes, Emma Archer van Garderen, Graham von Maltitz, David Le Maitre, Sally Archibald, Daleen, Lotter, Heidi van Deventer, Guy Midgley et Timm Hoffman, Climate Change Adaptation for South African Biomes, Pretoria, Department of Environmental Affairs, , 75 p. (lire en ligne [PDF])
  • (en) Averchenkova A, Gannon KE et Patrick C, Gouvernance de la politique en matière de changement climatique : une étude de cas sur l'Afrique du Sud, Londres, Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment et Centre for Climate Change Economics and Policy, London School of Economics and Political Science, , 40 p. (lire en ligne [PDF]).
  • (en) Alinah Mthembu, Sibonelo Mbanjwa, Tlou Ramaru Pegasys, GIBB, Urban Earth, Clarity Editorial et Xolisa Ngwadla, Stratégie d'adaptation au changement climatique, Pretoria, Département des forêts, de la pêche et de l'environnement (Department of Forestry, Fisheries and the Environment), , 94 p. (lire en ligne [PDF])
  • (en) Technical Analysis to Support the Update of South Africa’s First Nationally Determined Contribution : Adaptation Component, Pretoria, Department of Forestry, Fisheries and the Environment, , 227 p. (lire en ligne [PDF])
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  • (en) Département des statistiques, Afrique du Sud - Objectifs de développement durable - Rapport national 2023, 279 p. (ISBN 978-0-621-51505-3, lire en ligne)
  • (en) Climate Action Tracker, 1.5°C-compatible climate action and targets : South Africa, , 5 p. (lire en ligne)
  • (en) South Africa’s second nationally determined contribution under the Paris Agreement, Pretoria, , 50 p. (lire en ligne)

Notes et références

modifier
  1. ↑ Une sécheresse agricole est une insuffisance d’eau dans les sols pour répondre aux besoins des plantes.
  2. ↑ Une sécheresse météorologique est un déficit prolongé de précipitations par rapport aux normales saisonnières.

Références

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  • « Deuxième contribution déterminée au niveau national de l'Afrique du Sud au titre de l'accord de Paris,  :
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