Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
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| Dirigeant |
Ville de Besançon |
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3 600 m2 d'espaces d'accès au public[1] |
| Visiteurs par an |
105 459 |
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| Coordonnées |
Le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon est un musée municipal créé en 1694. Il s'agit du plus ancien musée de France, près d’un siècle avant le musée du Louvre.
Il est situé sur la place de la Révolution à Besançon (France) dans l'ancienne halle aux grains de la ville, conçue par l'architecte Pierre Marnotte. Il présente une collection riche et diversifiée (art moderne, égyptologie, beaux-arts, arts graphiques, collections archéologiques)
Après plusieurs chantiers architecturaux, l'édifice actuel est inauguré le en présence du président de la République Emmanuel Macron, du ministre de la culture Franck Riester et du maire Jean-Louis Fousseret. La fréquentation est alors en hausse avec 105 459 visiteurs comptabilisés à la fin de l'année 2019.
- Salle XIXe siècle.
- Structure en béton brut Miquel.
- Vue sur l'archéo depuis la structure Miquel.
- Salle XVIIIe siècle.
Un concept architectural en trois temps
[modifier | modifier le code]1843 : Le Musée-Halle de Pierre Marnotte
[modifier | modifier le code]L’architecte de la Porte Noire est chargé en 1842 de la construction de la Halle aux blés qui allait devenir le musée des beaux-arts et d’archéologie. Le bâtiment, clairement inspiré de la Halle aux blés de Paris, devait être à l’origine doté d’une coupole qui prendrait place au centre de l’édifice. L’hommage au Panthéon de Rome se retrouve dans cette forme circulaire qui est pensée comme aboutie durant l’antiquité romaine. Ce projet ne verra malheureusement jamais jour[2].
La façade du bâtiment est en pierre de taille, de style néoclassique, typique donc des édifices du XIXe siècle. Cette architecture classique confère à un style d’ordre et de pérennité institutionnelle et culturelle. Cette façade donne à l'œil une compréhension des espaces utilisés sobres mais à la fois monumentaux. Le rez-de-chaussée du bâtiment servait donc de Halle aux grains grâce à l’espace proposé par Marnotte tandis que le premier étage contenait les collections du musée et des donations de la ville. Cette disposition originale permet de ce fait, une double lecture architecturale[2].
1970 : La rupture brutaliste de Miquel
[modifier | modifier le code]Élève du Corbusier, Louis Miquel est chargé du réaménagement du musée entre 1967 et 1970. Le bâtiment de Marnotte est jugé obsolète et surtout inadapté aux nouvelles exigences imposées pour un musée moderne. En effet, la circulation, la sécurité et les espaces d'exposition ne conviennent plus[2].
Miquel refuse l’idée d’une simple modernisation du bâtiment. Selon l’architecte, il faut vider l’intérieur de ce qu’avait conçu Marnotte pour proposer une nouvelle structure autonome. Le style nouveau proposé est dit brutaliste, c’est-à-dire qu’il utilise le béton brut de décoffrage comme matériau quasi dominant. La rampe hélicoïdale accompagnée de sa rampe symbolisent la parfaite croissance et élévation du bâti[3]. Cette conception du musée à croissance illimitée est héritée de son maître, Le Corbusier. L’idée de Miquel est de proposer une nouvelle muséologie audacieuse et nouvelle basée sur l’alternance d’un circuit nécessaire et de déambulation complètement libre du public.
Nécessités et problématiques d’un nouvel édifice
[modifier | modifier le code]Lors des travaux en 2014, un changement majeur a eu lieu : les plafonds ont été retravaillés pour filtrer la lumière naturelle qui est désormais présente dans l’ensemble des pièces du musée. Des puits de lumière ont fait leur apparition dans plusieurs salles d’exposition ainsi qu’au sein du carré Besson[2].
La version proposée par Miquel s’est vue repensée pour créer des nouveaux espaces et enrichir le parcours scénographique. Les arcades et les passages intérieurs comme extérieurs avaient été complètement murés au fil des années, privant le musée d’une lumière beaucoup plus naturelle[2]. Les espaces d’exposition devenaient trop petits pour valoriser l’ensemble des collections de ce musée avec plus de 2000 tableaux, 800 sculptures, 2000 objets d’art et 30000 objets archéologiques[2].
D’un point de vue préventif, les conditions n’étaient plus d’actualité. Besançon est une ville humide et les conditions hygrométriques n’étaient plus du tout adaptées face à ce changement de climat progressif[4]. La mise en sécurité des œuvres était donc primordiale.
En somme, le projet nécessitait une réflexion globale : augmenter les surfaces d’exposition pour passer de 1500 m² à 3600 m², rénover la grande verrière, créer un hall d’accueil fonctionnelle et une nouvelle boutique. Le tout en ne négligeant pas le passé architectural de l’édifice et en préservant l’héritage de Marnotte et Miquel[2].
Dans ce contexte, c’est en 2011 que le cabinet d’architecture Scaranello est retenu pour repenser à bien cette opération de réconciliation entre trois siècles d’architecture. Le musée ferme ses portes le 13 avril 2014 pour ne les rouvrir qu’en novembre 2018[3].
Intervention d’Adelfo Scaranello : réconciliation architecturale
[modifier | modifier le code]Parti-pris architectural
[modifier | modifier le code]Ne négligeant pas les deux architectures précédentes, l’architecte adopte une idée radicale, celle de vider le bâtiment comme l’avait déjà fait Miquel. Les mezzanines sont ainsi condamnées par les nouvelles réserves, les culs-de-sac sont systématiquement supprimés pour empêcher des circulations interrompues et incohérentes du public. Quant aux bureaux administratifs du musée, ils sont délocalisés, profitant ainsi à une surface de 1500 m³ supplémentaires et accessibles par le public. Les outils immatériels comme la lumière et la transparence sont adoptés afin que l’ancien bâtiment en pierre se transforme en un nouvel objet. L’architecte refuse une simple mise aux normes et cherche à penser l’édifice comme un dialogue entre les strates historiques. De ce fait, il réutilise l’escalier en béton de Miquel décollée des murs existants pour devenir un objet exposé au cœur du musée. En effet, c’est la première chose que le visiteur remarque lorsqu’il entre dans le bâtiment. Le classicisme et la dissymétrie sont donc un nouveau parti-pris architectural et cohabitent avec des arcs en plein-cintre. L’intervention permet d’affirmer le musée comme un élément central sur une place centrale. Elle redonne du lien entre les œuvres et le lieu où elles sont exposées[2].
Matières et lumière
[modifier | modifier le code]L’architecte se doit de répondre à des enjeux multiples en particuliers ceux qui appartiennent à son temps. Les exigences réglementaires imposent une mise en sécurité, des accès PMR et une modernisation des systèmes de conservation des œuvres. La charpente historique en bois massif d’une portée de 29 mètres a été renforcée pour supporter la nouvelle verrière de 23 tonnes. Cette dernière est effectivement remaniée afin de mieux gérer l’impact thermique et lumineux du soleil. Elle est en acier, en aluminium et en verre filtré et remplace l’ancienne couverture devenue opaque et inefficace. Les panneaux vitrés mesurant 13 mètres de haut diffusent largement cette lumière[3].
Ainsi, l’utilisation de la lumière naturelle est primordiale. Pour la partie centrale du musée, plus la hauteur du vide est importante, plus la toiture s’ouvre pour faire descendre la lumière. Dans les ailes du carré Marnotte, la lumière zénithale permet de donner de l’importance aux linéaires de cimaises. L’abaissement des allèges des fenêtres rue Goudimel et rue Courbet permet un meilleur éclairage naturel des galeries. Le contraste entre la pierre claire de Marnotte et le béton de Miquel s’enrichit au fil de la journée et de la lumière du jour[4].
S’il y a lumière naturelle, il y a aussi lumière artificielle. En effet, elle suit la même logique du lieu pour éclairer les œuvres directement ou sur le côté. On retrouve ainsi une lumière globalement chaude qui contraste avec la blancheur de la pierre et réchauffe la pièce[2].
La présentation de l’oeuvre est une problématique à prendre en compte et le blanc de Meudon utilisé dans les vitrines et sur les socles révèlent les oeuvres et l’architecture par les variations de la lumière naturelle[2].
La charpente historique en bois massif d’une portée de 29 mètres a été renforcée pour supporter la nouvelle verrière de 23 tonnes. Enfin, pour unifier les différentes parties du musée, des chapes de béton noir ont été coulées dans l’ensemble du bâtiment ce qui crée une continuité lisse et parfaite entre les espaces d’exposition. Le sol est donc sombre et fait écho au béton brut de Miquel[2].
Origine des collections
[modifier | modifier le code]Les collections du musée sont essentiellement le fruit de quatre grandes donations. L'abbé Boisot lègue en 1694 ses collections à son couvent bénédictin de la ville (Saint-Vincent), à condition qu'elles soient accessibles au public deux fois par semaine. Ces collections se composent de manuscrits, de livres imprimés, de monnaies (antiques et modernes), ainsi que de onze tableaux et quatre bustes provenant de la famille des Granvelle (Nicolas Perrenot de Granvelle et son fils Antoine Perrenot de Granvelle).
Cette collection devient ainsi le plus ancien musée public en France (presque un siècle avant le Louvre, qui est fondé le ). Cette « bibliothèque-musée Boisot » est fréquentée durant tout le XVIIIe siècle. La collection fut par la suite enrichie à la fin du XVIIIe siècle par les confiscations révolutionnaires.
En 1819, l'architecte du roi, Pierre-Adrien Pâris, lègue au musée 38 peintures et 183 dessins dont ceux de Fragonard. Puis le musée reçoit en 1894 le legs de Jean Gigoux composé de plus de 3 000 dessins et de 460 tableaux (des écoles espagnoles, anglaises, nordiques, allemandes…). La dernière grande donation est celle de George Besson et de son épouse en 1960, avec 112 tableaux et 220 dessins de l’époque moderne et contemporaine.
Les collections
[modifier | modifier le code]Les collections du musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon se répartissent en trois catégories :
- l'archéologie ;
- les beaux-arts ;
- le cabinet de dessins.
Archéologie
[modifier | modifier le code]La collection égyptienne présente les momies de Séramon, scribe royal de la XXIe dynastie, et d'Ânkhpakhéred, dessinateur du domaine d'Amon et fils d'un prêtre-ouab de la XXVIe dynastie mais aussi une série de statuettes de dieux, d'ouchebti...
- Collection égyptienne (ancienne scénographie)
La collection de la période préhistorique et protohistorique présente des objets du néolithique, de l'âge du bronze et de l'âge du fer.
La collection la plus importante de la partie archéologique est consacrée à la période gallo-romaine avec notamment des mosaïques (mosaïque du Neptune et mosaïque de la Méduse trouvées dans la domus du collège Lumière), des objets trouvés dans les fouilles de la ville ou la statue en bronze du taureau à trois cornes d'Avrigney, dit « Taureau d'Avrigney ». En alliage cuivreux, il fut découvert en 1756 et témoigne de l’art cultuel gallo-romain et de la persistance de la mythologie celtique après la romanisation.
La collection médiévale présente statues, sarcophages en pierre et autres reliquaires...
Beaux-Arts
[modifier | modifier le code]Les collections de peinture illustrent les principales tendances de l’art européen du XIVe au XXe siècle.
Europe du Nord
[modifier | modifier le code]Parmi les collections flamandes, allemandes et hollandaises du musée on trouve notamment des œuvres telles que le Retable de la Vierge aux sept douleurs, attribué à Bernard van Orley, Adam et Ève, La Nymphe à la source et Courtisane et Vieillard par Cranach l'Ancien, une Tête de vieillard par Hans Baldung, des tableaux de Pierre Paul Rubens, Jacob Jordaens, Jan Brueghel l'Ancien, Jan Lievens, Jacob van Ruisdael, Albert Cuyp, Willem Claeszoon Heda, Jan van Goyen, Pieter de Grebber, etc.
- L'Angleterre : Thomas Lawrence, Portrait du Duc Armand-Emmanuel de Richelieu (1766-1822) et John Constable, Le Moulin.
- Lucas Cranach l'Ancien, Adam et Ève, vers 1508-1510.
- Hans Baldung, Tête de vieillard, vers 1530.
- Lucas Cranach l'Ancien, Courtisane et Vieillard, vers 1530.
- Dirck Jacobsz, Portrait de femme, vers 1530.
- Lucas Cranach l'Ancien, La Nymphe à la source, vers 1537.
- Lambert Sustris, Allégorie sur la poursuite de la Fortune, 1540-1545.
- Willem Claeszoon Heda, Nature morte à la timbale renversée, 1653, huile sur bois, 40 × 38 cm.
- Atelier de Ferdinand van Kessel, Les Singes barbiers des chats, XVIIe siècle, huile sur cuivre, 23,7 × 31,1 cm.
Italie
[modifier | modifier le code]Dans les collections du musée, la peinture italienne est représentée depuis la Renaissance jusqu'au XVIIIe siècle, avec des œuvres de première importance pour le XVIe siècle : en particulier L'Ivresse de Noé par Bellini, dernier tableau peint par le maître vénitien et La Déploration sur le Christ mort retable monumental de Bronzino. On trouve également des tableaux de Francesco Francia, Gaudenzio Ferrari et Dosso Dossi, un Portrait d'homme (peut être le Duc de Ferrare) par Titien, un Gentilhomme par Le Tintoret.
Pour le XVIIe siècle, on trouve des peintures de Bernardo Strozzi, Andrea Sacchi, Massimo Stanzione, Francesco Albani, Giuseppe Maria Crespi, Onofrio Palumbo, Giuseppe Recco, Luca Giordano. Lavinia Fontana est représentée par son Portrait présumé de Laudomia Gozzadini, sa consœur Elisabetta Sirani par sa Sainte Madeleine pénitente. Le XVIIIe siècle vénitien est notamment illustré par Giambattista Tiepolo (Saint Roch) et Francesco Guardi.
- Filippino Lippi, Le Christ, vers 1500.
- Dosso Dossi, Voyageurs dans une forêt, 1520.
- Lavinia Fontana, Portrait présumé de Laudomia Gozzadini, vers 1600.
- Luca Giordano, Le Philosophe Chilon, vers 1660.
- Giuseppe Maria Crespi, La Sibylle de Cumes, vers 1695-1700.
- Giambattista Tiepolo, Saint Roch, 1730-1735.
Espagne
[modifier | modifier le code]- L'Espagne : Juan de Arellano, La Fuite en Égypte de Francisco de Zurbarán et les deux Scènes de cannibalisme de Goya.
- Francisco de Zurbarán, La Fuite en Égypte, 1635-1640.
- Juan de Zurbarán, Nature morte au bol de chocolat, vers 1640.
- Francisco de Goya, Cannibales préparant leurs victimes, 1800-1808.
- Francisco de Goya, Cannibales contemplant des restes humains, 1800-1805, huile sur toile, 31 × 45 cm.
France
[modifier | modifier le code]XVIe siècle et XVIIe siècle
[modifier | modifier le code]- Le XVIe siècle français est illustré par François Clouet, Jacques Prévost[5], Jean Maublanc[6] (1582-ap. 1629), etc.
- Le XVIIe siècle : Saint Joseph charpentier de l'atelier de Georges de La Tour, Simon Vouet, François de Nomé, Philippe de Champaigne, Eustache Le Sueur, Jacques Courtois, Hyacinthe Rigaud...
- François Clouet, Portrait de François de Scépeaux, vers 1566.
- François de Nomé, Les Enfers, 1622.
- Simon Vouet, Le Ravissement de sainte Madeleine, 1639-1640.
XVIIIe siècle
[modifier | modifier le code]- Parmi les artistes du XVIIIe siècle, François Boucher est représenté par une série de petites chinoiseries, parmi lesquelles Festin de l'empereur de Chine et Le Jardin chinois.
- François Boucher, L'Audience de l'empereur de Chine, vers 1742, huile sur toile.
- François Boucher, La Chasse chinoise, vers 1742, huile sur toile.
- François Boucher, La Danse chinoise, vers 1742, huile sur toile.
- François Boucher, Festin de l'empereur de Chine, vers 1742, huile sur toile.
- François Boucher, La Foire chinoise, vers 1742, huile sur toile.
- François Boucher, Le Jardin chinois, vers 1742, huile sur toile.
- François Boucher, Le Mariage chinois, vers 1742, huile sur toile.
- François Boucher, La Pêche chinoise, vers 1742, huile sur toile.
François Lemoyne (Tancrède rendant les armes à Clorinde, 1722), Charles André van Loo (Thésée vainqueur du taureau de Marathon, 1732-1734), Antoine Coypel, Donat Nonnotte, Jean-Baptiste Greuze, Fragonard, Hubert Robert, François-André Vincent sont les autres peintres dont les peintures font partie des collections du musée...
- Hubert Robert, Ruines du palais des empereurs à Rome, vers 1761.
- Jean-Honoré Fragonard, Le Triomphe de Vénus, 1765-1770.
- Antoine-Jean Gros, Une baigneuse, 1791.
XIXe siècle
[modifier | modifier le code]- Le XIXe siècle : Jean-Baptiste Greuze, Donat Nonotte, David, Ingres, Eugène Isabey, Théodore Géricault, Théodore Chassériau, Delaroche, Courbet, natif de la Franche-Comté, avec notamment son monumental L’Hallali du cerf, Théodore Rousseau...
- Théodore Géricault, Portrait d'un naufragé, 1818-1819, huile sur toile.
- Gustave Courbet, Autoportrait, vers 1850.
- Gustave Courbet, Les Paysans de Flagey revenant de la foire, 1850, huile sur toile, 208,5 × 275,5 cm.
- Jean-Léon Gérôme, Portrait de jeune femme, vers 1850.
- Gustave Courbet, La Voyante, vers 1855.
- Gustave Courbet, Le Gour de Conche, 1864.
- Gustave Courbet, Le Puits-Noir, vers 1865.
- Jules-Alexis Muenier, La Leçon de catéchisme, 1890, huile sur toile.
- Édouard Vuillard, Café au bois de Boulogne, 1897-1898, huile sur toile.
XXe siècle
[modifier | modifier le code]- Le XXe siècle : Paul Signac, Félix Vallotton, Pierre Bonnard, Auguste Renoir, Pablo Picasso, Suzanne Valadon, Albert Marquet, Jean Puy, Léon Lehmann, André Lhote, Charles Lapicque, Jean Legros, Bernard Lorjou, Yvonne Mottet, Jean-Jacques Morvan, Jean-Claude Bertrand, Bernard Gantner, Claude-Jean Darmon... Henri Matisse est représenté par Nature morte au lierre ainsi que par un petit Portrait de George Besson.
- Paul Signac, Venise, la voile jaune, 1904, huile sur toile.
- Henri Matisse, Nature morte au lierre, 1916.
Japon
[modifier | modifier le code]Le musée compte dans ses collections les Portraits des chefs aïnous, onze peintures sur soie réalisées en 1790 par Kakizaki Hakyō. Elles représentent des chefs aïnous.
- Kakizaki Hakyō, Ikotoi, chef d'Akkeshi, 1790.
Sculptures
[modifier | modifier le code]Le département des beaux arts est aussi constitué d'une collection de sculpture. Elle est illustrée par des œuvres du Moyen Âge, de la Renaissance, du XVIIIe siècle (avec un ensemble de terres cuites de Luc Breton, Jean Guillaume Moitte et François Delaistre), du XIXe siècle avec notamment deux bronzes d’Auguste Rodin (Buste de Victor Hugo et L'Éternel Printemps) ainsi que des œuvres de Pierre-Étienne Monnot, d'Auguste Clésinger, de Jules Dalou, d'Anne de Chardonnet, de David d'Angers, de Léon-Auguste Perrey[7]...
Le musée détient un exemplaire originel, en plâtre teinté, du buste d'Helvetia que Courbet a réalisé pour remercier la commune suisse de la Tour-du-Peizl de son hospitalité. Contrairement à la version retouchée offerte à ses hôtes, c'est la croix suisse qui orne le buste et le piédouche porte la mention Helvetia. Un autre exemplaire français est visible au musée Courbet d'Ornans[8].
- Valkyrie endormie, Anne de Chardonnet.

Dessins
[modifier | modifier le code]Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon possède un des plus importants cabinets de dessins de France grâce à son ensemble d’œuvres des écoles européennes de la fin du XVe au milieu du XXe siècle. La collection compte plus de 5 500 dessins. On y trouve les noms de :
- Les dessins italiens du XVe au XVIIIe siècle : Baroche, Le Tintoret, Carrache, Tiepolo...
- Les dessins nordiques des XVIe et XVIIe siècles : Dürer, Rubens, Jordaens, Rembrandt...
- Les dessins français des XVIIe et XVIIIe siècles : Poussin, Le Sueur, Vouet, Boucher, Fragonard, Hubert Robert, Watteau...
- Les dessins français du XIXe au XXe siècle : David, Géricault, Delacroix, Courbet, Dufy, Albert Marquet, Matisse, Rodin, Charles Lapicque...
Le bâtiment
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Le musée des Beaux-Arts est situé au 1, place de la Révolution, dans le quartier de la Boucle. Le bâtiment est édifié pour accueillir une nouvelle halle aux grains, car l’ancienne ne suffit plus aux besoins de la ville. Le nouvel édifice est conçu par l'architecte bisontin Pierre Marnotte.
Les travaux débutent en pour ne s’achever qu’en 1842. Les aménagements intérieurs sont terminées par Alphonse Delacroix, successeur de Marnotte. La ville décide d'installer en 1843 le musée dans l'étage du bâtiment ainsi que l'école des beaux-arts et une salle de concert. Puis au fil des donations le musée s'étend pour finir par utiliser tout l'édifice à la fin du XIXe siècle[9].
À la suite de la donation Besson, le musée est trop exigu, il est alors réaménagé par Louis Miquel, un élève de Le Corbusier, de 1967 à 1970. La cour intérieure du bâtiment est alors remplie d'une structure en béton brut composée de plans inclinés ne prenant pas appui sur l'ancienne structure: seul un système de passerelles relie l'aménagement de Louis Miquel à la partie plus ancienne du bâtiment.

Le musée connaît une nouvelle réhabilitation pour une durée de 22 mois à partir d'[3]. Ce nouveau projet a pour objectifs l'augmentation de la surface d'exposition (1 000 m2), la rénovation de la grande verrière protégeant la cour du bâtiment, l'amélioration de la cohérence du circuit de visite, la rénovation du hall d’accueil, une nouvelle boutique et la mise en conformité des systèmes de sécurité[10].
Au cours de cette période de fermeture, des œuvres du musée sont exposées dans d'autres musées. Une soixantaine d'entre elles du XIXe siècle font ainsi l'objet d'une exposition intitulée « De David à Courbet[11] » au cours de l'été 2016 au musée des Beaux-Arts de Rennes[12].
Le musée rénové est inauguré le par le président de la République Emmanuel Macron[13]. La muséographie du musée rénové est saluée en 2022 par le Prix Michel Laclotte[14].
Expositions temporaires
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Stratégies et environnements tertiaires », sur Office et Culture, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Nicolas Surlapierre, Adelfo Scaranello, Architectures Adelfo Scaranello: Musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon, Besançon, Les Presses du réel, (ISBN 978-2-37896-147-3)
- 1 2 3 4 Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, « Rénovation du musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon », Dossier de presse, (lire en ligne).
- 1 2 Jean-Louis Clade, Alain Robbe, Besançon en boucles, Editions Cêtre
- ↑ De Artibus Sequanis : Jacques Prévost
- ↑ De Artibus Sequanis : Jean Maublanc
- ↑ « PERREY Léon Auguste », sur e-monumen.net (consulté le )
- ↑ Yvette G., Helvétia ou La Liberté (vers 1877), Gustave Courbet - Musée Courbet, Ornans (25), (lire en ligne)
- ↑ Voir fichier pdf p. 6.
- ↑ www.culture-besancon.fr/actu.
- ↑ Exposition De David à Courbet
- ↑ « De David à Courbet : une exposition lumineuse au musée des Beaux-Arts de Rennes » (consulté le ).
- ↑ « Les temps forts de la visite d'Emmanuel Macron à Besançon », sur France 3 Franche-Comté, (consulté le ).
- ↑ « Remise du Prix Michel Laclotte 2022 »
, sur Fondation pour la Sauvegarde de l'Art français (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Auguste Castan, Musées de Besançon. Catalogue des peintures, dessins, sculptures et antiquités (7e édition), imprimerie de Dodivers et Cie, Besançon, 1886 (lire en ligne)
- Jeanne Magnin, La Peinture et le dessin au musée de Besançon, imprimerie Darantière, Dijon, 1919 (lire en ligne)
Vidéographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (fr) Site officiel
- (fr) Collections du musée sur la base POP
- (fr) Mémoire vive patrimoine numérisé de Besançon
- (fr) La page du musée sur le site officiel de la ville de Besançon
- (fr) Les pages du musée sur le site des musées de France en Franche-Comté
- (fr) Musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon - Dossier de presse : 16 novembre 2018 réouverture
